Format
- Genre : opéra-comique en 1 acte
- Musique : François-Adrien Boieldieu
- Livret : Auguste-François Creuzé de Lesser et Edmond de Favières
- Langue : français
- Création : 29 juin 1813
- Lieu : Théâtre de l’Opéra-Comique, salle Feydeau, Paris. (IMSLP)
C’est une œuvre assez courte, construite autour du procédé comique du valet pris pour son maître.
Création
L’œuvre est créée le 29 juin 1813 et rencontre un succès important. Une source historique de l’époque souligne notamment l’accueil très favorable réservé à la musique de Boieldieu. (Scribd)
La distribution de la création comprenait notamment Martin dans le rôle de Frontin. (Scribd)
Livret
Le jeune Marquis vient prendre possession d’une terre héritée de son oncle.
Il demande à son valet Frontin de partir en avant pour l’attendre dans son nouveau domaine.
Mais les habitants du village ne connaissent pas encore le nouveau propriétaire. Lorsque Frontin arrive, son costume et son attitude conduisent les villageois à le prendre pour le Marquis lui-même.
Frontin décide alors de profiter de la situation.
Intrigue
Acte unique
Le Bailli du village prépare un discours destiné à accueillir le nouveau seigneur.
Il a également promis sa nièce Babet à celui de ses deux prétendants, Blaise et Colas, qui réussira à obtenir du nouveau seigneur le bail de ses terres.
Lorsque Frontin arrive, vêtu de manière suffisamment élégante pour passer pour le Marquis, Blaise le prend immédiatement pour son maître.
Frontin comprend qu’il peut profiter de cette méprise.
Il se fait donc passer pour le nouveau seigneur et commence à exercer ses prétendus pouvoirs :
- il accepte de boire avec les villageois ;
- il promet la ferme à Blaise ;
- il s’intéresse à Babet ;
- il demande notamment si certains anciens droits du seigneur sont encore en vigueur dans le village.
Pendant ce temps, le véritable Marquis arrive.
La supercherie finit évidemment par être découverte, mais les différents quiproquos permettent de résoudre l’intrigue amoureuse entre Babet et Colas et de ramener chacun à sa véritable condition.
L’intérêt de l’ouvrage repose moins sur la complexité de l’intrigue que sur la vivacité des situations et des ensembles comiques.
Enregistrement(s)
Florian Hollard — 1971
Couplée avec Le Calife de Bagdad.
- Format : CD / cassette, 1 support
- Label : Musidisc / Collection Gaîté-Lyrique
- Référence : 201852
- Enregistrement : 3 avril 1971
- Publication commerciale : 1991/1992
- Direction : Florian Hollard
- Orchestre : Orchestre lyrique de l’ORTF
Distribution
- Babet : Lina Dachary
- Frontin : Bernard Demigny
- Le Marquis : Jean Mollien
- Le Bailli : Joseph Peyron
- Colin : Robert Andreozzi
- Blaise : Aimé Doniat
Ces informations sont confirmées par les catalogues discographiques, notamment la BnF et Operone. (Bibliothèque nationale de France)
Postérité
Le Nouveau Seigneur de village est aujourd’hui beaucoup moins connu que La Dame blanche ou Jean de Paris, mais il fut très bien accueilli lors de sa création. Les critiques de 1813 soulignaient notamment l’efficacité de l’écriture de Boieldieu et son talent pour transformer une intrigue légère en véritables scènes musicales. (theatre1789-1815.e-monsite.com)
L’ouvrage est intéressant pour comprendre la période située entre le premier grand succès de Boieldieu, Jean de Paris, et La Dame blanche.
Il montre déjà plusieurs caractéristiques qui deviendront essentielles chez lui :
- goût pour les situations théâtrales immédiatement lisibles ;
- écriture mélodique élégante ;
- ensembles comiques très travaillés ;
- importance du rythme scénique ;
- capacité à caractériser musicalement les différents personnages.
L’œuvre appartient également à cette tradition de l’opéra-comique en un acte, très importante au début du XIXe siècle.


Laisser un commentaire