Note personnelle : ,

Bizet, Georges — Djamileh (1872)

Format

  • Opéra-comique en 1 acte.
  • Musique de Georges Bizet.
  • Livret de Louis Gallet, d’après le poème Namouna d’Alfred de Musset.
  • Langue : français.

Création

  • 22 mai 1872 au Théâtre de l’Opéra-Comique de Paris, salle Favart.
  • L’œuvre est créée alors que Bizet connaît encore des difficultés à faire reconnaître son théâtre lyrique.
  • La création reçoit un accueil mitigé, malgré l’intérêt de certains critiques pour la musique.

Livret

  • Livret de Louis Gallet, inspiré du poème Namouna d’Alfred de Musset.
  • L’action est située dans un Orient largement imaginaire, conforme à l’exotisme en vogue dans l’opéra français du XIXe siècle.

Intrigue

  • À Alger, le riche et blasé Haroun s’est entouré de plaisirs et de serviteurs mais refuse de s’attacher à une femme. Son intendant Splendiano lui présente Djamileh, une jeune esclave qu’il vient d’acheter.
  • Djamileh tombe amoureuse d’Haroun, qui la considère d’abord comme une distraction parmi d’autres. Elle décide pourtant de conquérir son cœur plutôt que d’accepter de devenir simplement une esclave de plus.
  • Aidée par Splendiano, elle imagine un stratagème : après avoir été renvoyée, elle revient déguisée sous une nouvelle identité. Haroun finit par reconnaître son amour et abandonne son attitude de détachement.
  • L’opéra s’achève donc sur la victoire de l’amour de Djamileh et sur la transformation d’Haroun, jusque-là incapable de s’attacher véritablement à quelqu’un.

Enregistrement(s)

Jacques Mercier — 1998

  • Format : CD
  • Label : EMI Classics
  • Référence : 7243 5 67380 2 1
  • EAN : 743216783021
  • Année d’enregistrement : 1998
  • Distribution :
    • Djamileh : Marie-Ange Todorovitch — mezzo-soprano
    • Haroun : Jean-Luc Maurette — ténor
    • Splendiano : François Le Roux — baryton
    • Marchand d’esclaves : Jean-Louis Grinfeld
  • Direction : Jacques Mercier
  • Orchestre : Orchestre de la Fondation Calouste Gulbenkian.
  • Chœur : Chœur de la Fondation Calouste Gulbenkian.

Particularité :

  • Cette intégrale est particulièrement intéressante parce que Djamileh est une œuvre très rarement enregistrée.
  • La distribution réunit notamment Marie-Ange Todorovitch et François Le Roux, deux interprètes particulièrement adaptés à la tradition française.
  • Le disque permet également d’entendre l’œuvre dans son intégralité, alors que Djamileh est beaucoup moins présente au disque que Carmen, Les Pêcheurs de perles ou La Jolie Fille de Perth.

Postérité

  • Djamileh est restée longtemps dans l’ombre des œuvres les plus célèbres de Bizet. Après quelques reprises au XIXe siècle, elle disparaît largement du répertoire courant.
  • L’œuvre présente pourtant un intérêt particulier pour comprendre l’évolution du langage de Bizet : son orchestration raffinée, son goût pour les couleurs orientales et son écriture vocale annoncent par certains aspects des œuvres plus ambitieuses.
  • La partition a notamment suscité l’admiration de Gustav Mahler, qui dirigea Djamileh à Hambourg en 1898 et à Vienne en 1899. Cette intervention de Mahler contribua à maintenir l’œuvre dans la mémoire du monde lyrique.
  • Aujourd’hui, Djamileh reste une œuvre rarement représentée et peu enregistrée, mais elle intéresse particulièrement les amateurs de Bizet et de l’opéra français du XIXe siècle.
  • Pour une collection consacrée aux opéras, cette intégrale de 1998 est donc une version importante à conserver, d’autant plus que les alternatives discographiques sont très limitées.

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