Note personnelle : ,

Benda, Georg — Ariadne auf Naxos (1775)

Format

  • Duodrame / mélodrame en 1 acte.
  • Musique de Georg (Jiří Antonín) Benda.
  • Texte de Johann Christian Brandes, d’après une cantate de Heinrich Wilhelm von Gerstenberg.
  • Langue : allemand.
  • Particularité essentielle : il ne s’agit pas d’un opéra chanté au sens traditionnel. Les personnages parlent, tandis que l’orchestre accompagne, commente et ponctue leur discours. L’œuvre constitue ainsi l’un des exemples fondateurs du mélodrame allemand.

Création

  • 27 janvier 1775 au Schloss Friedenstein de Gotha.
  • Ariadne : Esther Charlotte Brandes.
  • Theseus : rôle parlé.
  • L’œuvre fut composée pour la Seylersche Schauspiel-Gesellschaft, compagnie théâtrale dirigée par Abel Seyler. (Wikipédia)
  • Son succès fut considérable et contribua à faire de Benda l’un des principaux représentants du mélodrame allemand du XVIIIe siècle. (Wikipedia)

Livret

  • Texte de Johann Christian Brandes.
  • Adaptation d’une cantate de Heinrich Wilhelm von Gerstenberg.
  • Le sujet reprend le célèbre épisode mythologique d’Ariane abandonnée par Thésée sur l’île de Naxos.

Intrigue

  • Ariane se réveille sur le rivage de Naxos et découvre que Thésée, qu’elle aimait et qu’elle avait aidé à sortir de Crète, l’a abandonnée.
  • Seule sur l’île, elle oscille entre l’incrédulité, la douleur, la colère et le désespoir.
  • Elle se remémore son amour pour Thésée et comprend progressivement qu’il est parti sans intention de revenir.
  • Une Oread, nymphe de la montagne, intervient comme troisième personnage parlé.
  • Le drame se concentre presque entièrement sur l’évolution psychologique d’Ariane : il n’y a pratiquement pas d’action extérieure, mais une succession de réactions émotionnelles soutenues par l’orchestre.
  • Le caractère novateur de l’œuvre réside précisément dans cette association entre parole dramatique et musique orchestrale, qui permet à Benda de donner à la musique une fonction presque cinématographique avant l’heure.

Enregistrement(s)

Christian Benda — 1994

  • Format : CD (1 CD)
  • Label : Naxos
  • Référence : 8.553345
  • EAN : 0730099434522
  • Année de sortie : 1996
  • Enregistrement : réalisé pour Naxos au milieu des années 1990.
  • Type : enregistrement studio.
  • Durée de Ariadne auf Naxos : environ 41 minutes. (Naxos)

Distribution :

  • Ariadne : Brigitte Quadlbauer
  • Theseus : Peter Uray
  • Oread : Hertha Schell

Direction & Orchestre :

  • Direction : Christian Benda
  • Orchestre : Prague Chamber Orchestra. (Naxos)

Particularité :

  • Le CD Naxos ne contient pas uniquement Ariadne auf Naxos : il associe également le mélodrame Pygmalion de Benda.
  • Les trois récitants sont les mêmes artistes que ceux employés pour les différentes œuvres du disque.
  • Naxos présente officiellement le programme comme Melodramas: Ariadne auf Naxos • Pygmalion. (Naxos)
  • La version utilise la restitution orchestrale correspondant à la conception classique du mélodrame, avec l’orchestre intervenant constamment en dialogue avec le texte parlé.

Carsten Zündorf — 1996

 

  • Format : CD (1 CD)
  • Label : MD+G
  • Référence : MDG 335 0740-2
  • Année : 1996
  • Type : enregistrement studio.

Distribution :

  • Ariadne : Salome Kammer
  • Theseus : Dirk Schortemeier
  • Oread : Friederike Tiefenbacher

Direction & Orchestre :

  • Direction : Carsten Zündorf
  • Orchestre : Sinfonie-Orchester Wuppertal
  • Chœur : Kammerchor Wupperfeld.

Cette version est particulièrement intéressante pour comparer la conception du mélodrame avec celle de Christian Benda. (Operone)


 

Jaroslav Krček — 2000

  • Format : CD (1 CD)
  • Label : ArcoDiva
  • Référence : UP0066 / UP0066-2231
  • EAN : 8594029810662
  • Année d’enregistrement : août 2000
  • Lieu : église Saint-Nicolas, Lomnice nad Popelkou — dans le cadre du festival culturel d’été. (russiancdshop.com)
  • Langue : tchèque
  • Durée : environ 38 min 37 s. (Apple Music Classical – Web Player)

Distribution :

  • Ariadne : Jitka Molavcová
  • Theseus : Alfréd Strejček
  • Oréade (nymphe de la montagne) : Ludmila Mecerodová

Direction & Orchestre :

  • Direction : Jaroslav Krček
  • Orchestre : Komorní filharmonie Pardubice (Czech Chamber Philharmonic Orchestra, Pardubice). (cdmusic.cz)

Particularité :

  • Il s’agit d’une adaptation en langue tchèque du mélodrame de Benda, sous le titre Ariadna na Naxu.
  • La traduction du texte de Johann Christian Brandes est due à Václav Renč. (cdmusic.cz)
  • Les trois intervenants sont des récitants, et non des chanteurs, conformément à la conception originale du mélodrame.
  • Cette version a été publiée par ArcoDiva et est également disponible sous forme numérique depuis 2012. (Naxos)

 

Milan Munclinger — 1975

  • Format : CD (1 CD, réédition)
  • Label : Supraphon
  • Année d’enregistrement / publication originale : 1975
  • Durée de Ariadne auf Naxos : environ 34 min 37 s
  • Type : enregistrement studio. (Apple Music Classical – Web Player)

Distribution :

  • Ariadne : Marie Tomášová
  • Theseus : Vlastimil Fišar
  • Oréade : Viola Zinková

Direction & Orchestre :

Particularité :

  • Il s’agit d’une version en tchèque, comme celle de Jaroslav Krček, mais réalisée 25 ans plus tôt.
  • C’est donc un témoignage important de la tradition tchèque du mélodrame de Benda.
  • L’album Supraphon associe Ariadne auf Naxos à Benda’s Klagen, une cantate pour soprano et orchestre de chambre. (Apple Music Classical – Web Player)
  • Ars Rediviva, ensemble fondé et dirigé par Milan Munclinger, était particulièrement associé à la redécouverte du répertoire ancien en Tchécoslovaquie.
  • L’enregistrement est aujourd’hui disponible sur les plateformes numériques, mais il s’agit bien d’un enregistrement Supraphon de 1975, et non d’une production récente. (Apple Music – Web Player)

Postérité

Ariadne auf Naxos occupe une place particulièrement importante dans l’histoire du théâtre musical européen. Le succès de l’œuvre contribua à faire de Georg Benda l’un des principaux créateurs du mélodrame allemand, genre qui associe texte parlé et accompagnement musical. (Operone)

Son influence dépassera largement le XVIIIe siècle. Cette conception du discours dramatique soutenu par l’orchestre intéressera notamment Mozart, qui connaissait l’œuvre de Benda et envisagea lui-même un mélodrame sur un sujet mythologique. Plus largement, cette technique annonce certaines formes ultérieures de théâtre musical et trouve des prolongements jusqu’au Fidelio de Beethoven et au Freischütz de Weber.

 

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