Note personnelle : ,

Bellini, Vincenzo — Il pirata (1827)

Format

  • Melodramma en 2 actes.
  • Musique de Vincenzo Bellini.
  • Livret de Felice Romani.
  • Langue : italien.
  • L’œuvre constitue un tournant important dans l’évolution de Bellini : les vocalises héritées de Rossini y cèdent progressivement la place à une écriture plus dramatique et à de longues mélodies lyriques. (MusicWeb International)

Création

  • 27 octobre 1827 au Teatro alla Scala de Milan.
  • Avec Henriette Méric-Lalande (Imogene), Giovanni Battista Rubini (Gualtiero) et Antonio Tamburini (Ernesto).
  • Ce fut le premier grand succès international de Bellini. L’opéra fut joué hors d’Italie dès 1828 et atteignit notamment Londres en 1830 et les États-Unis en 1832. (Wikipédia)

Livret

  • Livret de Felice Romani, inspiré de la pièce Bertram, ou le Pirate d’Isidore Justin Séverin Taylor et de la tragédie The Pirates de Charles Maturin, avec plusieurs éléments issus de la tradition du mélodrame romantique.
  • Bellini et Romani avaient déjà collaboré sur Il pirata avant plusieurs de leurs grands chefs-d’œuvre ultérieurs.

Intrigue

  • En Sicile, au XIIIe siècle, Imogene est mariée à Ernesto, duc de Caldora, mais elle aime toujours Gualtiero, son ancien fiancé devenu chef de pirates.
  • Gualtiero revient après plusieurs années d’absence et découvre qu’Imogene a épousé son rival. Il tente de la reconquérir, tandis qu’Ernesto, rongé par la jalousie, comprend peu à peu l’identité de son ancien adversaire.
  • Les deux hommes s’affrontent finalement en duel et Ernesto est tué.
  • Gualtiero est capturé et condamné à mort. Imogene, déjà profondément bouleversée, sombre dans la folie.
  • Dans la célèbre scène finale, elle voit en imagination son mari mort, son enfant et le supplice de Gualtiero.
  • L’opéra se termine par la condamnation et l’exécution de Gualtiero, tandis qu’Imogene demeure dans son monde halluciné.

Enregistrement(s)

Nicola Rescigno — 1959

  • Format : CD (2 CD)
  • Label : EMI / Warner Classics
  • EAN : 0190295844660
  • Année d’enregistrement : 1959
  • Date : 27 janvier 1959
  • Lieu : Carnegie Hall, New York
  • Type : captation publique, en concert. (Maria Callas)

Distribution :

  • Imogene : Maria Callas
  • Gualtiero : Pier Miranda Ferraro
  • Ernesto : Costantino Ego
  • Adele : Regina Sarfaty
  • Goffredo / Solitario : Chester Watson
  • Itulbo : Glade Peterson

Direction & Orchestre :

  • Direction : Nicola Rescigno
  • Orchestre : Orchestra of the American Opera Society
  • Chœurs : American Opera Society Chorus. (Maria Callas)

Particularité :

  • C’est la version que tu possèdes, et elle est absolument incontournable.
  • Callas avait ressuscité Il pirata à La Scala en mai 1958. Elle reprend ensuite le rôle d’Imogene à New York dans ce concert de janvier 1959. (Maria Callas)
  • La grande scène finale d’Imogene est l’un des sommets de l’enregistrement et constitue probablement la principale raison de connaître cette version.
  • Il existe également un enregistrement studio de la scène finale, réalisé avec Rescigno en 1958, mais l’intégrale de 1959 reste le document essentiel.
  • À noter : la captation comporte quelques coupures et une prise de son mono typique de l’époque, avec notamment des bruits de salle assez présents. (MusicWeb International)

Franco Capuana — 1967

  • Format : CD (2 CD)
  • Label : Opera d’Oro / Nuova Era / Memories
  • Année d’enregistrement : 1967
  • Lieu : Florence, Maggio Musicale Fiorentino
  • Type : captation publique. (MusicWeb International)

Distribution :

  • Imogene : Montserrat Caballé
  • Gualtiero : Flaviano Labò
  • Ernesto : Piero Cappuccilli
  • Adele : Flora Rafanelli
  • Goffredo : Ugo Trama
  • Itulbo : Giuseppe Baratti

Direction & Orchestre :

  • Direction : Franco Capuana
  • Orchestre : Orchestra del Maggio Musicale Fiorentino
  • Chœurs : Coro del Maggio Musicale Fiorentino.

Particularité :

  • Pour moi, c’est la version à ajouter en priorité après ta Callas.
  • Caballé est en très grande forme et Flaviano Labò est particulièrement remarquable en Gualtiero.
  • Une étude récente la considère même comme la première recommandation en mono, et souligne la qualité étonnamment bonne du son pour une captation de 1967. (MusicWeb International)
  • Elle est particulièrement intéressante pour comparer deux conceptions d’Imogene : la violence dramatique de Callas contre le legato et la beauté vocale de Caballé.

Gianandrea Gavazzeni — 1970

  • Format : CD (2 CD)
  • Label : EMI Classics
  • Référence : 7243 5 67121
  • Année d’enregistrement : 1970
  • Type : enregistrement studio stéréo. (MusicWeb International)

Distribution :

  • Imogene : Montserrat Caballé
  • Gualtiero : Bernabé Martí
  • Ernesto : Piero Cappuccilli
  • Adele : Flora Rafanelli
  • Goffredo : Ruggero Raimondi
  • Itulbo : Giuseppe Baratti

Direction & Orchestre :

  • Direction : Gianandrea Gavazzeni
  • Orchestre : Orchestra Sinfonica della RAI di Roma
  • Chœurs : Coro della RAI di Roma. (MusicWeb International)

Particularité :

  • Quatre chanteurs sont les mêmes que dans la captation florentine de 1967, mais Flaviano Labò est remplacé par Bernabé Martí.
  • L’intérêt majeur est donc de pouvoir comparer directement les deux Caballé, à seulement trois ans d’intervalle.
  • L’enregistrement bénéficie d’un meilleur confort sonore et d’un orchestre de la RAI particulièrement bien préparé. (MusicWeb International)

Marcello Viotti — 1994

  • Format : CD (2 CD)
  • Label : Berlin Classics
  • Année d’enregistrement : 1994
  • Lieu : Jesus-Christus-Kirche, Berlin
  • Type : enregistrement studio numérique. (MusicWeb International)

Distribution :

  • Imogene : Lucia Aliberti
  • Gualtiero : Stuart Neill
  • Ernesto : Roberto Frontali
  • Adele : Hermine May
  • Goffredo : Kelly Anderson
  • Itulbo : José Guadalupe Reyes

Direction & Orchestre :

  • Direction : Marcello Viotti
  • Orchestre : Orchestra of the Deutsche Oper Berlin
  • Chœurs : Chorus of the Deutsche Oper Berlin.

Particularité :

  • Stuart Neill est particulièrement intéressant dans le rôle extrêmement aigu de Gualtiero : il est capable d’affronter les notes les plus hautes de la partition avec une relative facilité. (MusicWeb International)
  • L’enregistrement est également apprécié pour la qualité de son orchestre et de sa prise de son.

David Parry — 2010

  • Format : CD (3 CD)
  • Label : Opera Rara
  • Année d’enregistrement : 2010
  • Type : enregistrement studio numérique.

Distribution :

  • Imogene : Carmen Giannattasio
  • Gualtiero : José Bros
  • Ernesto : Ludovic Tézier
  • Adele : Victoria Simmonds
  • Goffredo : Brindley Sherratt
  • Itulbo : Mark Le Brocq

Direction & Orchestre :

  • Direction : David Parry
  • Orchestre : London Philharmonic Orchestra
  • Chœurs : Geoffrey Mitchell Choir. (MusicWeb International)

Particularité :

  • L’intérêt principal est le travail musicologique d’Opera Rara, qui cherche à restituer davantage de matériel original.
  • La version rétablit notamment des répétitions, cadences et variations traditionnellement coupées, ainsi que le finaletto de l’acte II.
  • C’est donc une version intéressante surtout pour l’approche éditoriale et la complétude.

Fabricio Maria Carminati — 2020

  • Format : CD (3 CD)
  • Label : Prima Classic
  • Année d’enregistrement : 2020
  • Type : enregistrement studio numérique.

Distribution :

  • Imogene : Marina Rebeka
  • Gualtiero : Javier Camarena
  • Ernesto : Franco Vassallo
  • Adele : Sonia Fortunato
  • Goffredo : Antonio Di Matteo
  • Itulbo : Gustavo De Gennaro

Direction & Orchestre :

  • Direction : Fabricio Maria Carminati
  • Orchestre : Orchestra del Teatro Massimo Bellini di Catania
  • Chœurs : Coro del Teatro Massimo Bellini di Catania. (MusicWeb International)

Particularité :

  • C’est probablement la version moderne que je te conseillerais en priorité.
  • Elle propose une restitution particulièrement complète, avec répétitions, cadences, variations et le finaletto de l’acte II, traditionnellement supprimé.
  • Marina Rebeka y est particulièrement impressionnante dans le rôle d’Imogene.
  • Le choix de l’orchestre de Catane, ville intimement liée à Bellini, apporte également un intérêt particulier. (MusicWeb International)

Postérité

Après un immense succès au XIXe siècle, Il pirata tombe progressivement dans l’oubli. Sa résurrection moderne de 1935, puis surtout la reprise de 1958 à La Scala avec Maria Callas, ont été déterminantes pour sa réhabilitation. Callas en fait l’un de ses grands rôles belcantistes, ouvrant la voie aux reprises de Montserrat Caballé et, plus tard, à d’autres grandes sopranos. (Wikipédia)

L’œuvre reste néanmoins beaucoup moins présente au répertoire que La sonnambula, Norma ou I puritani. Son principal monument reste sans doute la scène finale d’Imogene, véritable scène de folie avant la lettre, qui annonce déjà certaines grandes scènes de Donizetti. (MusicWeb International)

 

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