Format
- Opéra folklorique celtique en 2 actes, sur un livret de Marjory Kennedy-Fraser, construit à partir de chants traditionnels des Hébrides.
- L’œuvre est en réalité une collaboration très étroite entre Bantock et Kennedy-Fraser : celle-ci fournit le livret et les matériaux mélodiques issus de sa collection Songs of the Hebrides, tandis que Bantock réalise notamment l’orchestration.
Création
- 27 septembre 1924, au Birmingham Repertory Theatre.
- Production de Barry Jackson.
- Direction : Adrian Boult.
- Marjory Kennedy-Fraser interprétait elle-même la Cailleach, la vieille femme.
Livret
- Marjory Kennedy-Fraser, à partir des légendes et chants traditionnels des Hébrides.
Intrigue
- Sur une île inhabitée des Hébrides, une vieille femme, la Cailleach, évoque la légende des femmes-phoques (selkies). Un Islesman découvre deux femmes-phoques et leur vole leurs robes de mer, indispensables pour retourner dans l’océan. Il accepte de rendre sa robe à la sœur mais garde celle de la Seal-Woman, qui ne peut donc plus rejoindre la mer. Elle accepte de vivre avec lui et lui donne une fille, Morag. Sept ans plus tard, la Cailleach prédit que la Seal-Woman retrouvera sa liberté lorsque sa fille découvrira la robe cachée dans une tourbe. Morag finit par la retrouver et la rend à sa mère. La Seal-Woman revêt alors sa robe et retourne définitivement à la mer.
Enregistrement(s)

Version moderne — John Andrews (2024)
- Format : CD
- Label : Retrospect Opera
- Référence : RO12
- Enregistrement : mars 2024, Glasgow
- Publication : 2025/2026
- Particularité : nouvelle intégrale moderne de l’œuvre
- Direction : John Andrews
- Orchestre : Orchestra of Scottish Opera.
Distribution :
- The Cailleach : Yvonne Howard
- The Seal-Woman : Catherine Carby
- The Seal-Sister : Catriona Hewitson
- The Islesman : Seumas Begg
- First Fisher : Arthur Bruce
- Second Fisher / Water-Kelpie : Christian Loizou
- Three Swan-Maidens : Eve Pearson, Maxwell, Caitlin Mackenzie, Amy Karensa.
Postérité
The Seal-Woman est particulièrement intéressante dans ton inventaire parce qu’elle se situe à la frontière entre opéra, folklore et ethnomusicologie. Kennedy-Fraser avait recueilli et arrangé de nombreuses mélodies des Hébrides, et plusieurs d’entre elles sont directement incorporées à l’œuvre. Les recherches récentes recensent au moins dix-huit mélodies issues des collections de Kennedy-Fraser dans la partition.
Après sa création en 1924, l’œuvre connut encore une reprise radiophonique en 1927 avec plusieurs membres de la distribution originale, mais elle disparut ensuite pratiquement du répertoire. Retrospect Opera souligne qu’elle n’avait plus bénéficié d’une production complète depuis 1975, ce qui explique l’importance de la nouvelle intégrale de 2024.

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