Note personnelle : ,

Balfe, Michael William — The Bohemian Girl (1843)

Format

  • Opéra en 3 actes, sur un livret de Alfred Bunn, inspiré notamment du ballet La Gypsy.
  • L’œuvre est l’un des grands succès de l’opéra anglais du XIXᵉ siècle.

Création

  • 27 novembre 1843, au Theatre Royal, Drury Lane, à Londres. (Operone)

Livret

  • Alfred Bunn.

Intrigue

  • La jeune Arline, fille du comte Arnheim, est enlevée enfant par le chef des Gitans, Devilshoof, à la suite d’un conflit avec son père. Elle grandit parmi les Gitans et tombe amoureuse de Thaddeus, un Polonais proscrit qui a trouvé refuge auprès d’eux. Des années plus tard, Arline est ramenée dans la société aristocratique et retrouve son père, sans savoir immédiatement qu’il s’agit de lui. Le comte tente de s’opposer à son amour pour Thaddeus, tandis que Florestein, son neveu, convoite également Arline. La vérité sur les origines d’Arline finit par être révélée et permet aux deux amoureux de se retrouver.

Enregistrement(s)

Version de référence — Richard Bonynge (1991)

  • Format : CD (2 CD — intégrale)
  • Label : Argo / Decca
  • Référence : Argo 433 324-2
  • Enregistrement : janvier 1991
  • Lieu : National Concert Hall, Dublin
  • Durée : environ 150 minutes
  • Particularité : première intégrale commerciale de l’opéra.

Distribution :

  • Arline : Nova Thomas, soprano
  • Thaddeus : Patrick Power, ténor
  • Comte Arnheim : Jonathan Summers, baryton
  • Reine des Gitans : Bernadette Cullen, contralto
  • Devilshoof : John del Carlo, basse
  • Florestein : Timothy German, ténor.

Des membres de la RTÉ Repertory Company assurent également les passages parlés. C’est une particularité intéressante de cette édition : les dialogues ne sont pas simplement supprimés, mais confiés à des comédiens.

Direction & Orchestre :

  • Direction : Richard Bonynge
  • Orchestre : National Symphony Orchestra of Ireland
  • Chœurs : RTÉ Philharmonic Choir. (charm.rhul.ac.uk)

Postérité

The Bohemian Girl fut l’un des opéras les plus populaires du XIXᵉ siècle britannique. Son succès dépassa largement les frontières du Royaume-Uni et l’ouvrage fut traduit et représenté dans de nombreux pays.

L’air « I Dreamt I Dwelt in Marble Halls », destiné à Arline, est devenu beaucoup plus célèbre que l’opéra lui-même et a notamment été popularisé par Joan Sutherland, qui l’enregistra plusieurs fois sous la direction de Richard Bonynge.

La version Bonynge de 1991 possède une importance particulière : elle constitue un témoignage complet et soigneusement préparé d’une œuvre qui avait pratiquement disparu du répertoire professionnel. La presse spécialisée souligne notamment le soin apporté par Bonynge à cette redécouverte et le caractère particulièrement rare d’une intégrale de l’opéra.

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