Format :
- Opéra-comique (Comic Opera) en 3 actes.
- Musique : John Addison et John Braham.
- Livret : James Kenney.
- Langue : Anglais.
Création :
12 janvier 1807, au Theatre Royal, Drury Lane, Londres.
À l’âge de 41 ans, Addison collabore ici avec le légendaire ténor et compositeur John Braham. Addison prend en charge une grande partie de l’orchestration et des ensembles, tandis que Braham compose ses propres airs de bravoure. L’orchestration d’Addison se distingue par son élégance classique, soutenant à merveille les rebondissements de la comédie de mœurs anglaise.
Livret :
L’écrivain irlandais James Kenney signe un livret brillant sur les travers de la bonne société londonienne. L’argument tourne autour des fausses rumeurs conjugales (les « fausses alarmes ») et du personnage pivot du cousin intriguant, jouant sur le fil de la calomnie et des apparences trompeuses.
Intrigue :
- Acte I : Un mari aristocrate, naturellement jaloux, soupçonne sa jeune et vertueuse épouse d’entretenir une liaison à cause d’une série de malentendus astucieusement manipulés par des domestiques ou des rivaux.
- Acte II : L’arrivée du fameux « cousin » vient jeter de l’huile sur le feu. Les intrigues de salon se multiplient. Le cousin, doté d’un esprit mordant, organise des rendez-vous secrets pour confondre les véritables coupables et éprouver la sincérité du mari.
- Acte III : Lors d’une réception nocturne, les fausses alarmes sont dissipées. Le mari jaloux reconnaît son erreur, l’innocence de l’épouse est éclatante, et les intrigants sont exposés sous les moqueries mondaines, clôturant la pièce dans une harmonie retrouvée.
Postérité :
False Alarms fut un grand succès commercial, porté par la performance éblouissante de John Braham et la finesse musicale d’Addison. L’œuvre est représentative du théâtre musical anglais pré-romantique, où la grâce mélodique de l’école anglaise résistait encore à la suprématie de l’opéra italien importé à Londres.

Laisser un commentaire