Format :
- Opéra suédois (Gustaviansk opera) en 1 acte.
- Musique : Olof Ahlström.
- Livret : Carl Gustaf af Leopold, sur une idée originale du roi Gustave III de Suède.
- Langue : Suédois.
Création :
31 mai 1790, au Théâtre Royal (Kungliga Teatern) de Stockholm.
Olof Ahlström, célèbre organiste, éditeur musical et compositeur, est l’un des piliers de la période « gustavienne ». Soutenu par le roi mélomane Gustave III (qui cherchait à forger un opéra national suédois), Ahlström livre une partition qui marie le raffinement du classicisme viennois aux prémices d’une couleur locale nordique.
Livret :
Basé sur la mythologie nordique, le livret commandé par le roi met en scène Frigga (Frigg), l’épouse d’Odin et déesse souveraine du panthéon germanique. Le sujet allégorique est une métaphore de la clémence royale, exaltant la vertu, la justice et la gloire de la Suède pré-chrétienne.
Intrigue :
- Acte unique : La déesse Frigga descend sur terre ou intercède dans une querelle héroïque. Face aux conflits des mortels (ou de figures mythologiques mineures), elle déploie sa sagesse pacificatrice. L’intrigue culmine avec des prières solennelles, des rituels païens stylisés et la restauration de l’harmonie cosmique et terrestre, bénissant implicitement le règne du roi de Suède.
Postérité :
Frigga est un jalon fondamental dans l’histoire de la création lyrique en langue suédoise. Si elle a souffert de la mort tragique de son royal commanditaire (assassiné en 1792), la partition d’Ahlström reste une pièce de musée précieuse, illustrant l’âge d’or culturel de Stockholm à la fin du XVIIIe siècle.

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