Format :
- Singspiel / Zauberoper (Opéra féerique) en 3 actes.
- Musique : Carl Christian Agthe.
- Livret : August von Kotzebue.
- Langue : Allemand.
Création :
1793, à Ballenstedt.
Composé seulement deux ans après La Flûte enchantée de Mozart, Der Spiegelritter s’inscrit en plein dans la grande mode de l’opéra magique maçonnique. Agthe dote l’œuvre d’une vaste ouverture symphonique et d’airs complexes mêlant virtuosité pour les rôles nobles et refrains comiques pour les personnages populaires.
Livret :
Le livret, écrit par le célébrissime dramaturge Kotzebue, fut également mis en musique par le jeune Schubert quelques décennies plus tard. « Le Chevalier au miroir » entremêle sorcellerie, chevalerie médiévale, quête initiatique et satire de la magie.
Intrigue :
- Acte I : Le prince Almanzor, jeune héros courageux, se voit remettre un bouclier-miroir magique par un puissant enchanteur (Burudun) pour aller délivrer la belle princesse de son cœur, retenue captive par un sorcier maléfique.
- Acte II : Accompagné de son valet comique (l’archétype du Papageno, peureux mais fidèle), Almanzor traverse des forêts enchantées. Le bouclier-miroir, qui a le pouvoir de renvoyer la vérité et d’aveugler les monstres, les protège contre les illusions et les épreuves fantastiques.
- Acte III : Le combat final oppose la lumière du miroir aux ténèbres du sorcier. Vaincu par la clarté magique, l’antagoniste est détruit. Almanzor libère la princesse, et la lumière maçonnique/philosophique triomphe sur l’obscurantisme dans un chœur radieux.
Postérité :
C’est incontestablement l’œuvre la plus célèbre d’Agthe, l’un des rares Singspiele de cette époque à rivaliser, sur le papier, avec les productions viennoises. Son esthétique fantastique prouve l’immense résonance des thèmes de Schikaneder et Mozart sur toute l’étendue du territoire germanique à la fin du XVIIIe siècle.

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