Note personnelle : ,

Afanas’yev, Nikolay Yakovlevich — Taras Bul’ba (Composé vers les années 1860)

Format :

  • Opéra épico-historique en 4 actes.
  • Musique : Nikolay Yakovlevich Afanas’yev.
  • Livret : D’après le célèbre roman historique éponyme de Nikolaï Gogol.
  • Langue : Russe.

Création :

Jamais créé scéniquement.
Afanas’yev s’immerge ici dans la rudesse martiale de la Sitch zaporogue. Sa musique oscille entre les grandes fresques orchestrales dépeignant la steppe ukrainienne, les chants orthodoxes profonds et l’élégie romantique, dans une tentative grandiose de créer un opéra national slave.

Livret :

Fidèle au texte de Gogol, le drame exalte le patriotisme cosaque, la foi orthodoxe et la guerre impitoyable contre la domination polonaise, tout en plongeant dans la tragédie intime du fratricide et de l’honneur bafoué.

Intrigue :

  • Acte I : Le vieux chef cosaque Taras Bul’ba accueille ses deux fils, Ostap et Andriy, de retour du séminaire de Kiev. Jugeant l’éducation académique inutile, il décide de les emmener immédiatement au campement militaire de la Sitch pour en faire des guerriers.
  • Acte II : Au camp de la Sitch, les Cosaques élisent un nouvel ataman et décident de marcher contre les Polonais. Andriy, secrètement tourmenté par le souvenir d’une belle princesse polonaise rencontrée à Kiev, se bat sans conviction.
  • Acte III : Lors du siège de la ville polonaise de Dubno, Andriy découvre que la princesse meurt de faim à l’intérieur des murs. Guidé par l’amour, il déserte par un passage secret, renie sa foi et sa patrie pour rejoindre l’ennemi. Lors d’une bataille, Taras Bul’ba capture Andriy et, dans un duo glaçant de sévérité, l’exécute de ses propres mains (« Je t’ai donné la vie, je te la reprends »).
  • Acte IV : Ostap est capturé et supplicié publiquement par les Polonais. Taras, caché dans la foule, lui crie son soutien. Finalement cerné, Taras Bul’ba meurt héroïquement sur le bûcher en prophétisant la gloire future de la Russie et de la foi orthodoxe.

Postérité :

Comme l’écrasante majorité des opéras d’Afanas’yev, Taras Bul’ba fut ignoré par les théâtres impériaux. Si l’œuvre démontre une réelle compréhension de la psychologie gogolienne, elle a été totalement rayée de l’histoire par la version ultérieure du compositeur ukrainien Mykola Lysenko, devenue l’incarnation officielle du chef-d’œuvre de Gogol.

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