Note personnelle : ,

Adam, Adolphe — Le Sourd, ou L’Auberge pleine (1853)

Format :

  • Opéra-comique en 3 actes.
  • Musique : Adolphe Adam.
  • Livret : Adolphe de Leuven et Ferdinand Langlé (d’après Desforges).
  • Langue : Français.

Création :

2 février 1853, à l’Opéra-Comique, Paris.
Adaptant une célèbre comédie du XVIIIe siècle, Adam, alors au sommet de son art malgré la maladie et la ruine financière qui le rongent, compose une partition étourdissante de rythme. La musique doit suivre l’abattage de la farce et les cascades de quiproquos dans un tempo presto quasi constant.

Livret :

C’est la mécanique implacable du vaudeville de l’auberge surpeuplée. La prétendue surdité du protagoniste sert de paravent pour écouter aux portes, espionner les autres voyageurs et manipuler un aubergiste avare.

Intrigue :

  • Acte I : Dans une auberge de province bondée, un voyageur rusé n’ayant pas de chambre décide de feindre une surdité absolue. L’aubergiste, croyant qu’il n’entend rien, le loge au milieu d’intrigues secrètes.
  • Acte II : Le faux sourd écoute les complots des différents occupants (nobles en fuite, amants clandestins, maris jaloux). Il intervient dans l’action de manière apparemment incohérente, provoquant des malentendus monstrueux tout en protégeant les jeunes amants.
  • Acte III : Ayant résolu tous les conflits et sauvé les fiancés des griffes de leurs tuteurs, le voyageur révèle sa parfaite audition. Devant son audace, tous les locataires capitulent, et l’aubergiste vaincu offre le festin.

Postérité :

Œuvre reposant avant tout sur le talent d’acteur des chanteurs bouffes, Le Sourd a été un favori des directeurs de théâtre de province car il garantissait les rires. Bien moins joué aujourd’hui, c’est un archétype brillant de l’adaptation musicale d’une pièce de Molière ou de Desforges par l’école romantique légère française.

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