Format :
- Opéra-comique en 3 actes.
- Musique : Adolphe Adam.
- Livret : Clairville et Adolphe d’Ennery.
- Langue : Français.
Création :
16 décembre 1854, au Théâtre-Lyrique, Paris.
Adam puise une nouvelle fois dans l’exotisme de pacotille, ressuscitant l’Espagne fantasmée si appréciée du public français. La partition exige des boléros de fosse, des castagnettes et une grande agilité vocale pour compenser un argument romanesque des plus classiques.
Livret :
Basé sur une pièce d’intrigue, le livret présente le schéma traditionnel du personnage populaire au cœur noble (le muletier), pris dans une conspiration aristocratique. C’est le triomphe de la roublardise plébéienne sur la traîtrise de cour.
Intrigue :
- Acte I : Un muletier tolédan jovial et rusé est embauché à son insu par des conjurés pour transporter un message secret ou escorter une noble dame persécutée.
- Acte II : Comprenant le danger, le muletier se fait passer pour un noble ou brouille les pistes lors d’un relais dans une auberge de montagne, sauvant la dame des griffes de ses ravisseurs grâce à des chants étourdissants.
- Acte III : Arrivé à la cour ou devant la justice du Roi, le muletier démasque les conspirateurs. Richement récompensé, il refuse les honneurs de la ville pour retourner à sa liberté montagnarde et à sa promise.
Postérité :
Une production solide et très artisanale des dernières années d’Adam. Bien qu’elle manque de l’étincelle géniale du Postillon, la partition offre des pages de couleur locale charmantes et s’est maintenue en province durant la fin du XIXe siècle.

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