Format :
- Opéra-comique en 1 acte.
- Musique : Adolphe Adam.
- Livret : Henri Vernoy de Saint-Georges et Adolphe de Leuven.
- Langue : Français.
Création :
14 novembre 1835, à l’Opéra-Comique, Paris.
Composée à l’apogée de la jeunesse lyrique d’Adam (32 ans), La Marquise représente sa maîtrise de la forme courte. Adam a alors dominé la Salle Favart pendant presque une décennie, et son orchestration légère, piquante et éclairée commence à être reconnue comme l’une des grandes forces de la musique théâtrale française.
Livret :
Le livret reprend le thème classique de la jeune fille de condition modeste élevée soudainement en dignité. Ici, une simple vendeuse de fleurs ou une demoiselle de compagnie devient marquise par une méprise ou par les bonnes fortunes du hasard. Scribe et Saint-Georges construisent tout le divertissement autour de sa gêne, de ses maladresses bourgeoises et de la courtoisie moqueu se de la vraie noblesse.
Intrigue :
- Acte unique : La jeune héroïne, promue marquise, doit naviguer entre son manque d’éducation aristocratique et les attentes de la Cour. Ses tentatives pour singer l’élégance, ses lapsus de langage et ses réactions spontanées déclenchent l’hilarité générale. Finalement, son bon cœur et sa sincérité lui valent non seulement l’acceptance mais le mariage avec un jeune noble, qui préfère sa gaieté naturelle aux façons compassées des véritables marquises.
Postérité :
Œuvre typiquement « opéra-comique » au sens du divertissement bourgeois léger, La Marquise n’a pas bénéficié de la même postérité que Le Postillon de Lonjumeau ou Giselle. Elle souffre aussi du contraste avec les plus ambitieuses productions de maturité d’Adam. Néanmoins, elle mérite d’être réhabilitée comme chef-d’œuvre mineur du genre.

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