Note personnelle : ,

Accorimboni, Agostino — Il finto cavaliere (1777)

Format :

  • Farsetta a quattro voci en 2 actes.
  • Musique : Agostino Accorimboni.
  • Livret : Librettiste anonyme (pratique courante dans le circuit des petits théâtres romains).
  • Langue : Italien.

Création :

1777, au Teatro della Pace, à Rome.
À l’âge de 38 ans, Agostino Accorimboni est un maître de chapelle romain solidement établi. Bien que résidant à Rome, son style est profondément ancré dans le triomphe de l’école napolitaine (Piccinni, Paisiello), privilégiant une veine mélodique fluide, des récitatifs nerveux et une grande vivacité orchestrale. Il excelle dans le format resserré des farsette pour répondre à la demande insatiable du public romain lors des périodes de Carnaval.

Livret :

Le livret exploite une thématique archétypale du drame comique du XVIIIe siècle : celle du « faux noble » (le faux chevalier). La trame repose sur le décalage social, le mensonge et l’opportunisme, fustigeant la crédulité de la bourgeoisie désireuse de s’anoblir, un thème popularisé par le théâtre de Carlo Goldoni quelques décennies plus tôt.

Intrigue :

  • Acte I : Un roturier ambitieux et ruiné, aidé de valets complices, se fait passer pour un noble chevalier afin d’infiltrer la maison d’une famille bourgeoise riche mais naïve. Il espère y contracter un mariage avantageux et soutirer la dot.
  • Acte II : Les maladresses de l’imposteur face aux codes de l’aristocratie éveillent les soupçons. À la suite d’un bal ou d’un grand dîner, la véritable identité du « chevalier » est mise au jour de manière rocambolesque. Tout se termine par un pardon général et le rétablissement de l’ordre social naturel dans un final enlevé.

Postérité :

Typique de la production de consommation théâtrale de son époque, Il finto cavaliere connut un vif succès populaire dans le contexte spécifique des scènes mineures de la Rome pontificale. L’œuvre, aujourd’hui éclipsée par les mastodontes de l’opera buffa napolitain et viennois, mérite l’attention des chercheurs pour sa capacité à condenser l’efficacité théâtrale et la légèreté mélodique en quelques rôles taillés pour des chanteurs-acteurs virtuoses.

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