Note personnelle : ,

Abbadia, Natale — L’imbroglione ed il castigamatti (1812)

Format :

  • Farsa en un acte.
  • Musique : Natale Abbadia.
  • Livret : Giuseppe Foppa.
  • Langue : italien.

Création :

1812, à Gênes.
Cette œuvre appartient aux débuts de Natale Abbadia, musicien génois qui se consacra parallèlement à la composition, à la direction chorale et à l’enseignement du chant. La farsa s’inscrit dans la tradition comique italienne alors dominée par l’héritage de Cimarosa et Paisiello et, surtout, par le modèle rossinien qui allait rapidement renouveler le genre.

Livret :

Le livret est de Giuseppe Foppa, librettiste vénitien extrêmement actif au tournant des XVIIIe et XIXe siècles. Le titre lui-même annonce une mécanique comique fondée sur l’opposition entre l’« imbroglione », maître des intrigues et des tromperies, et le « castigamatti », personnage chargé de remettre de l’ordre dans un monde bouleversé par les quiproquos. L’œuvre appartient ainsi au domaine de la farce à situations, où le mouvement scénique et la rapidité des échanges sont essentiels.

Intrigue :

  • Acte unique : Une succession de mensonges, de déguisements et de malentendus met les personnages dans des situations de plus en plus absurdes. Le personnage intrigant cherche à manipuler son entourage et à tirer profit des circonstances, tandis que celui qui se donne pour mission de « châtier les fous » tente de rétablir la vérité. Les identités se brouillent, les intérêts amoureux et matériels s’entrecroisent, puis les tromperies finissent par être dévoilées dans un dénouement comique. L’action privilégie la vivacité des ensembles et la mécanique du quiproquo, conformément au modèle de la farsa italienne.

Postérité :

Représentée à Gênes en 1812, L’imbroglione ed il castigamatti est aujourd’hui une œuvre très rare. Elle présente néanmoins un intérêt particulier pour l’histoire du théâtre musical génois à la veille de l’ascension de Rossini. Natale Abbadia développa ensuite surtout une activité pédagogique et chorale ; son nom reste notamment associé à sa fille Luigia Abbadia, cantatrice célèbre du XIXe siècle. Aucune tradition discographique intégrale moderne solidement attestée n’est actuellement associée à cette farsa.

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