Format :
- Opera seria en trois actes, également connue sous le titre Giannina di Pontieu, ovvero La villanella d’amore.
- Musique : Natale Abbadia.
- Livret : Libretti d’origine italienne ; l’identification précise du librettiste n’est pas solidement établie dans les sources consultées.
- Langue : italien.
Création :
1812, à Gênes.
Natale Abbadia est alors âgé d’une vingtaine d’années et appartient à la génération de compositeurs italiens formés dans le sillage de la tradition classique et préromantique. Né à Gênes, il travailla comme maître de chant et de chœur et fut notamment maître des chœurs du Teatro Carlo Felice. Son activité théâtrale reste aujourd’hui mal documentée, mais elle témoigne de la vitalité de la scène génoise au début du XIXe siècle.
Livret :
Le titre alternatif La villanella d’amore indique une intrigue fondée sur le contraste entre origine sociale, sentiment amoureux et conventions du théâtre sentimental. Les sources disponibles attestent la représentation génoise de 1812, mais ne permettent pas d’établir avec suffisamment de certitude l’auteur du livret ni d’en reconstituer intégralement la genèse. Il convient donc de ne pas attribuer arbitrairement le texte à un librettiste particulier.
Intrigue :
- Acte I : La jeune Giannina, liée au monde populaire par ses origines, se trouve au centre d’une intrigue amoureuse où son identité et sa condition sociale deviennent des obstacles à l’union qu’elle désire. Les oppositions familiales et sociales installent le conflit principal.
- Acte II : Les sentiments des protagonistes se heurtent aux intérêts et aux préjugés de leur entourage. Les malentendus se multiplient tandis que Giannina cherche à défendre la sincérité de son amour et son honneur.
- Acte III : La vérité finit par émerger et permet le dénouement sentimental. Les obstacles qui séparaient les amants sont levés, conformément à la tradition de l’opéra italien sentimental du début du XIXe siècle.
Postérité :
Giannina di Pontieu appartient à la première période de l’activité théâtrale de Natale Abbadia. L’œuvre fut représentée à Gênes en 1812, mais elle n’a pas conservé de place dans le répertoire moderne. Abbadia est aujourd’hui davantage connu comme pédagogue du chant et comme père de la célèbre cantatrice Luigia Abbadia que comme compositeur d’opéras. L’absence d’une tradition scénique ou discographique moderne rend l’œuvre essentiellement intéressante pour l’histoire du théâtre lyrique génois du début du XIXe siècle.

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