Format :
- Genre : opéra en cinq actes, op. 81
- Musique : Sergueï Prokofiev
- Livret : Sergueï Prokofiev et Valentin Kataev, d’après le roman de Kataev Moi, fils du peuple laborieux (1937)
- Langue : russe
Création :
23 juin 1940, Théâtre d’opéra Stanislavski, Moscou, sous la direction de Mikhaïl Joukov.
La partition est composée de l’été 1938 à 1939. Vsevolod Meyerhold devait la mettre en scène, mais son arrestation, le 20 juin 1939, le prive de la production, confiée à Serafima Birman, pour un résultat peu convaincant. L’ouvrage disparaît du répertoire soviétique en 1941 et n’est remonté qu’en 1958, à Brno ; il entre au Bolchoï en 1970.
Livret :
Prokofiev collabore avec Valentin Kataev pour tirer de son récit un opéra sur la guerre civile en Ukraine, en 1918. À la suite du pacte germano-soviétique, les adversaires du livret, d’abord les Allemands, deviennent les haïdamaks (nationalistes ukrainiens), ce qui modifie la portée politique de l’ouvrage. L’œuvre alterne quarante-huit brèves scènes, dans une manière que la critique rapproche de la veine lyrique de Guerre et Paix plus que de celle de L’Ange de feu.
Intrigue :
- Résumé : Ukraine, 1918. Semyon Kotko, soldat démobilisé, veut épouser Sofya, la fille du riche Tkachenko. Les bolcheviks ont fait la paix avec les Allemands, mais les troupes allemandes occupent encore la région et l’Armée rouge se heurte à la résistance des nationalistes ukrainiens. Tkachenko, qui veut le retour de l’ancien ordre, conspire avec les loyalistes et les Allemands contre la révolution et contre le projet de Semyon. Ses intrigues coûtent la vie à deux amis de Semyon. Finalement, Semyon retrouve Sofya et Tkachenko est arrêté puis exécuté.
Enregistrement(s)

Valery Gergiev — 2000
Format : 2 CD (58’15 » + 78’31 »), enregistrement réalisé à partir de représentations, en collaboration avec l’ORF
Label : Philips (collection Kirov)
Référence : 464 605-2
Année d’enregistrement : 1999 (19-21 novembre, Grosser Saal du Konzerthaus de Vienne) ; édition en 2000
Distribution :
- Semyon Kotko : Viktor Lutsiuk, ténor
- Sa mère : Lyudmila Filatova, mezzo-soprano
- Frosya : Olga Savova, soprano
- Remeniuk : Yevgeny Nikitin, basse
- Tkachenko : Gennady Bezzubenkov, basse
- Khivrya : Olga Markova-Mikhailenko, mezzo-soprano
- Sofya : Tatiana Pavlovskaya, soprano
- Tsaryov : Viktor Chernomortsev, baryton
- Lyubka : Ekaterina Solovieva, soprano
- Mikola : Evgeny Akimov, ténor
- Ivasenko : Grigory Karasev, basse
- Klembovsky : Nikolai Gassiev, ténor
- Von Wierhof : Yuri Laptev, baryton
- L’interprète allemand : Vladimir Zhivopistsev, baryton
- Le sous-officier allemand : Andrei Khramtsov, baryton
- Un jeune homme : Fyodor Kuznetsov, basse
- Le joueur de bandoura : Mikhail Kit, basse
Direction : Valery Gergiev
Orchestre : Orchestre et Chœur du Théâtre Mariinsky (Kirov), Saint-Pétersbourg (chef de chœur : Valery Borisov)
Langue : russe
Particularité :
Version de référence de l’opéra, qui n’avait guère de concurrence qu’un enregistrement soviétique des années 1960 (Joukov), peu diffusé hors d’URSS. La captation provient des représentations viennoises de novembre 1999.
Postérité :
Longtemps négligé, Semyon Kotko est devenu un pilier du répertoire du Théâtre Mariinsky, où Gergiev l’a dirigé à de nombreuses reprises. Prokofiev en a tiré une suite orchestrale, op. 81a, de huit mouvements (environ quarante minutes), dont l’impression est souvent jugée plus fade que l’opéra lui-même.

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