Format :
- Tragédie pastorale (opéra) en 3 actes.
- Musique : Ildebrando Pizzetti.
- Livret : Gabriele D’Annunzio, d’après sa pièce La figlia di Iorio (1904), reprise par Pizzetti presque intégralement.
- Langue : italien.
Création :
4 décembre 1954, au Teatro San Carlo de Naples.
Pizzetti, âgé de soixante-quatorze ans, est alors le dernier grand représentant de la « génération de 1880 » ; disciple de D’Annunzio, dont il avait déjà mis en musique la Fedra, il poursuit une écriture déclamée, modale et néo-palestrinienne, nourrie de chant grégorien et de la parole littéraire.
Livret :
Le texte est celui de la tragédie pastorale de D’Annunzio (1904), située dans les Abruzzes, où les rites populaires, la superstition et la violence archaïque s’entrelacent. Pizzetti en conserve la langue poétique, au prix de coupures.
Intrigue :
- Résumé général (d’après la pièce) : Le jeune berger Aligi doit épouser Vienda, mais il s’éprend de Mila di Codra, jeune femme que les villageois tiennent pour une sorcière. Il la protège, ce qui provoque la malédiction de son père Lazaro di Roio. Dans un second temps, Lazaro cherche à s’emparer de Mila ; dans une scène de transe, Aligi le tue. Condamné pour parricide, Aligi est sauvé par Mila, qui s’accuse à sa place et périt sur le bûcher. Le découpage précis acte par acte n’a pas pu être établi avec certitude.
Enregistrement(s) :

Ildebrando Pizzetti — 1956
Format : CD (réédition historique, collection « Historische Tondokumente »)
Label : Cantus Classics
Référence : non vérifiée
Année d’enregistrement : 1956, enregistrement de studio ou de concert radiophonique de la RAI de Milan (date exacte non vérifiée)
Distribution :
- Mila di Codra : Luisa Malagrida, soprano (rôle probable)
- Aligi : Mirto Picchi, ténor (rôle probable)
- Lazaro di Roio : Piero Guelfi, baryton (rôle probable)
- Miriam Funari
- Lari Scipioni
- Gabriella Carturan
Direction : Ildebrando Pizzetti
Orchestre : Coro e Orchestra di Milano della RAI
Langue : italien
Particularité :
Intégrale radiophonique dirigée par le compositeur lui-même, deux ans après la création napolitaine, avec une distribution de chanteurs italiens de l’époque. Document précieux pour l’interprétation d’un style déclamatoire que Pizzetti contrôle ici de première main. Les attributions de rôles pour les trois chanteurs restants n’ont pas pu être confirmées.
Postérité :
Reprise de la pièce la plus célèbre de D’Annunzio, La figlia di Iorio compte parmi les derniers opéras de Pizzetti. Son austérité modale la place à l’écart du vérisme et de l’avant-garde, et l’œuvre est aujourd’hui rarement donnée, connue surtout par les captations radiophoniques d’époque.

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