Note personnelle : ,

Pfitzner, Hans — Der arme Heinrich (1895)

Format :

  • Drame musical (Musikalisches Drama) en trois actes.
  • Musique : Hans Pfitzner
  • Livret : James Grun, d’après le poème de Hartmann von Aue
  • Langue : allemand

Création :

2 avril 1895, Stadttheater de Mayence.
Pfitzner dirige lui-même la première, avec Bruno Heydrich dans le rôle de Heinrich. L’œuvre, que le jeune compositeur avait commencée vers vingt-deux ans, peine à trouver une scène : Pfitzner finit par obtenir la création à Mayence, après avoir longtemps frappé en vain aux portes des théâtres.

Livret :

Pfitzner et James Grun, un Anglais, condisciple du compositeur au Conservatoire Hoch de Francfort, transforment la légende médiévale de Hartmann von Aue (mort vers 1215) en drame psychologique : l’accent est mis sur la culpabilité et l’expiation, plus que sur le miracle qui conclut le récit. L’esthétique wagnérienne y est évidente, par le traitement de l’orchestre et la place des monologues.

Intrigue :

  • Acte I : Dans la tour du château souabe de Heinrich, le chevalier ménestrel, frappé d’un mal incurable en châtiment de sa jeunesse dissolue, attend le retour de son fidèle serviteur Dietrich, parti à Salerne consulter les médecins. Dietrich rapporte la sentence : Heinrich ne guérira que si une jeune fille innocente consent librement à mourir pour lui. Heinrich renonce à tout espoir et s’en remet à la miséricorde divine.
  • Acte II : Dans la chambre de Dietrich, celui-ci et sa femme Hilde pleurent le sort de leur maître. Leur fille Agnes entre : elle se déclare prête à sacrifier sa vie pour guérir Heinrich.
  • Acte III : Dans la cour du monastère de Salerne, Dietrich et Hilde acceptent enfin le sacrifice de leur enfant. Le médecin décrit l’horreur du martyre qui l’attend, mais Agnes ne faiblit pas. Derrière la porte close, Heinrich, que l’exaltation a saisi, comprend son égoïsme : il force la porte et arrache Agnes au couteau. Il est guéri. Dietrich et Hilde embrassent leur fille ; Heinrich repart, non à cheval, mais humblement à pied.

Enregistrement(s)
Pfitzner, Der arme Heinrich — Altmann — Myto

Hans Altmann — 1948

Format : 2 CD
Label : Myto (Historical Line)
Référence : MCD 993.H032
Année d’enregistrement : 1948, Munich
Distribution :

  • Heinrich : August Seider, ténor
  • Dietrich : Gerhard Misske, baryton
  • Agnes : Hanna Clauss, soprano
  • Hilde : Hanne Münch
  • Le Médecin : Max Proebstl, basse

Direction : Hans Altmann
Orchestre : Symphonie-Orchester des Bayerischen Rundfunks, chœur d’hommes du Bayerischen Rundfunks
Langue : allemand

Particularité :

Enregistrement radiophonique d’après-guerre, publié par Myto dans sa collection « Historical Line ». August Seider y tient le rôle-titre.

Pfitzner, Der arme Heinrich — Rumpf — Dortmund

Alexander Rumpf — 2000

Format : 2 CD
Label : Capriccio
Référence : C60087
Année d’enregistrement : février 2000, en public, Opéra de Dortmund
Distribution :

  • Heinrich : Norbert Schmittberg, ténor
  • Dietrich : William Killmeier, baryton
  • Agnes : Michaela Kaune, soprano
  • Hilde : Sharon Markovich, soprano
  • Le Médecin : Karl Heinz Lehner, basse

Direction : Alexander Rumpf
Orchestre : Philharmonisches Orchester Dortmund, chœur du Theater Dortmund
Langue : allemand

Particularité :

Captation en public, avec quelques coupures, qui offre à l’œuvre une version moderne. La critique a salué la direction ferme et sensible de Rumpf et la voix pure de Michaela Kaune, tout en relevant quelques signes de fatigue chez le ténor.

Postérité :

Première partition scénique de Pfitzner, Der arme Heinrich précède Die Rose vom Liebesgarten (1901) et Palestrina (1917), son chef-d’œuvre. Elle reste rarement jouée, bien qu’elle ait été reprise à Munich en 1913, puis dans les années 1920 ; ses harmonies chromatiques et la simplicité de son sujet en font l’un des témoignages les plus attachants de l’héritage wagnérien.

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *