Note personnelle : ,

Messager, André — Monsieur Beaucaire (1919)

Format :

  • Opérette (opéra-comique romantique) en trois actes avec un prologue dans la version française.
  • Musique : André Messager (1853-1929).
  • Livret : version originale anglaise de Frederick Lonsdale (dialogues) et Adrian Ross (lyrics), d’après le roman de Booth Tarkington ; adaptation française d’André Rivoire et Pierre Veber.
  • Langue : anglais (création), puis français.

Création :

7 avril 1919, Prince of Wales Theatre, Birmingham, en anglais (avec Marion Green dans le rôle de Beaucaire et Maggie Teyte en Lady Mary), puis à Londres, au Prince’s Theatre, le 19 avril 1919.
Messager, alors âgé de soixante-cinq ans, compose l’ouvrage vingt et un ans après Véronique, dans une manière plus raffinée. Le succès est triomphal et l’orchestration largement saluée par la critique. La création française a lieu au Théâtre Marigny, Paris, le 21 novembre 1925, dans une production de Max Dearly (avec André Baugé en Beaucaire et Marcelle Denya en Lady Mary), qui dépasse les deux cents représentations.

Livret :

Tiré du roman de 1900 de Booth Tarkington, le livret met en scène, dans la ville d’eaux de Bath au XVIIIe siècle, un prince français déguisé en barbier. L’ouvrage fut perçu comme un emblème musical de l’Entente cordiale entre la France et la Grande-Bretagne, particulièrement de circonstance au lendemain de la Première Guerre mondiale. La partition mêle pastiche du XVIIIe siècle (ouverture, menuet, pastorale) et échos d’Offenbach.

Intrigue :

  • Prologue : Bath, XVIIIe siècle. Le perruquier français Monsieur Beaucaire surprend le duc de Winterset en train de tricher aux cartes. Il lui épargne le scandale à condition que le duc le présente, sous le nom de duc de Châteaurien, à Lady Mary Carlisle.
  • Acte I : Beaucaire rencontre Lady Mary lors d’une réception, sans que personne ne reconnaisse le perruquier. Winterset, lui aussi amoureux de Mary, provoque Beaucaire en duel : celui-ci l’emporte.
  • Acte II : Lors d’une fête chez le financier Bantison, Winterset dévoile la véritable identité de Beaucaire et lance des hommes de main contre lui. Beaucaire est blessé ; Mary, se sentant trompée, s’éloigne.
  • Acte III : Au casino de Bath, Mary comprend qu’elle aime Beaucaire et se dit prête à le suivre en France. L’ambassadeur de France révèle alors que Beaucaire est Louis-Philippe d’Orléans, rappelé à la cour de France ; toute l’assistance s’agenouille devant lui, et Mary est assurée d’être aimée pour elle-même et non pour son titre.

Enregistrement :

Jean-Paul Kreder — 1962

Format : concert radiophonique, publié en édition numérique (50 pistes)
Label : Ina (collection Ina Musique(s))
Référence : —
Année d’enregistrement : concert du 21 novembre 1962.
Distribution :

  • Lina Dachary (rôle non précisé sur la pochette)
  • Jacques Jansen (rôle non précisé sur la pochette)
  • René Lénoty (rôle non précisé sur la pochette)
  • Autres solistes non détaillés sur la pochette

Direction : Jean-Paul Kreder
Orchestre : Orchestre Lyrique et Chœurs de la RTF
Langue : français

Particularité :

Archive radiophonique de l’âge d’or de l’opérette à la radio française, rééditée en 2016 par l’Ina. Elle fait suite à la retransmission de 1958 dirigée par Jules Gressier, où chantait déjà Lina Dachary, et complète la discographie française de l’œuvre, dominée par les extraits de 1952 (Gressier, EMI).

Postérité :

L’ouvrage entre au répertoire de l’Opéra-Comique en 1955, avec Denise Duval et Jacques Jansen. Il a connu une brève carrière à Broadway en 1920 et inspiré plusieurs films tirés du roman de Tarkington : celui de Sidney Olcott (1924, avec Rudolph Valentino) et le Joyeux Barbier de George Marshall (1946). Il est ensuite devenu plus rare sur les scènes françaises.

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *