Note personnelle : ,

Giordano, Umberto — Mala vita (1892)

Format :

  • Opéra (dramma lirico, verismo) en trois actes

Création :

Mala vita est créée le 21 février 1892 au Teatro Argentina de Rome, sous la direction de Vittorio Podesti, avec Roberto Stagno (Vito) et Gemma Bellincioni (Cristina), et reçoit un accueil très favorable. La reprise de Naples, en avril 1892 au San Carlo, tourne en revanche au fiasco, le public jugeant indécente la peinture des bas-fonds et des « femmes perdues » sur cette scène prestigieuse ; l’œuvre est mieux reçue à Vienne en septembre 1892.

Livret :

Livret de Nicola Daspuro, d’après la pièce de Salvatore Di Giacomo et Goffredo Cognetti (1888), dont le dialecte napolitain est transposé en vers italiens. Giordano en tirera une version remaniée et adoucie, Il voto (1897).

Intrigue :

  • Acte I : À Naples, en 1810, pendant les préparatifs de la fête de Piedigrotta, Vito, teinturier atteint de tuberculose, fait le vœu d’épouser une prostituée, Cristina, si Dieu le guérit.
  • Acte II : Amalia, son ancienne maîtresse et épouse du buveur Annetiello, intervient : elle menace Cristina et séduit de nouveau Vito.
  • Acte III : Vito abandonne Cristina pour Amalia, et la jeune femme, dévastée, retourne au bordel.

Enregistrement :
Giordano : Mala vita (Cavallaro, 2003)

Angelo Cavallaro — 2003

Format : CD Label : Bongiovanni Référence : GB 2348 Année d’enregistrement : 2002 (reprise au Teatro Umberto Giordano de Foggia ; édition de 2003) Distribution :

  • Vito Amante : Maurizio Graziani
  • Cristina : Paola di Gregorio
  • Annetiello : Massimo Simeoli
  • Amalia : Maria Miccoli
  • Nunzia : Tiziana Portoghese
  • Marco : Antonio Rea

Direction : Angelo Cavallaro Orchestre : Orchestra Lirico Sinfonica della Capitanata, Coro Lirico Umberto Giordano Langue : italien

Particularité :

Enregistrement d’une reprise scénique donnée à Foggia, ville natale de Giordano ; durée d’environ 1 h 13. Le caractère public de la prise de son n’est pas confirmé dans les sources consultées.

Postérité :

Après l’échec napolitain, l’œuvre a peu à peu disparu des scènes vers 1902, et sa version remaniée, Il voto, où chantait Enrico Caruso, n’a pas mieux résisté. Eduard Hanslick jugeait l’ouvrage à la fois saisissant et répugnant, le sens dramatique du compositeur l’emportant selon lui sur son talent musical.

 

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