Note personnelle : ,

Fioravanti, Valentino — Le cantatrici villane (1799)

Format :

  • Opéra bouffe (dramma giocoso) en deux actes.
  • Musique : Valentino Fioravanti (1764-1837).
  • Livret : Giuseppe Palomba.
  • Langue : italien (avec des passages en dialecte napolitain).

Création :

Janvier 1799 (selon certaines sources 1798), Teatro dei Fiorentini, Naples.
Fioravanti est alors un compositeur d’opéra bouffe particulièrement populaire à Naples. Le cantatrici villane est son œuvre la plus célèbre : elle l’a fait connaître dans toute l’Europe, et Goethe l’a lui-même mise en scène à Weimar. Une version remaniée en un acte, Le virtuose ridicole, est donnée au Teatro San Moisè de Venise en 1801 (livret revu par Giuseppe Maria Foppa, action transportée de Casoria à Frascati).

Livret :

Giuseppe Palomba y met en scène une satire du monde du théâtre lyrique du XVIIIe siècle, mêlant moqueries sur les prétentions des apprentis chanteurs et pages plus lyriques. Le livret a connu une seconde vie : Antonio Cagnoni l’a remis en musique sous le titre Don Bucefalo (Milan, 1847).

Intrigue :

  • Actes I et II (résumé d’ensemble) : Dans le village de Casoria, près de Naples, trois paysannes — Agata, Giannetta et Rosa, que rejoint selon la distribution du disque une quatrième, Nunziella — rêvent de devenir de grandes cantatrices et prennent des leçons auprès de l’ignorant maître de musique Don Bucefalo, qui juge les voix à l’oreille plus qu’à la technique. Don Marco, un riche amateur élève de Don Bucefalo, aspire lui aussi à chanter et se met en tête d’épouser Rosa, que l’on croit veuve. Agata et Giannetta jalousent Rosa, que le maître semble préférer. Mais son mari, Carlino, soldat vantard que l’on croyait mort, est vivant : il revient à l’improviste, écoute les leçons de chant et, quand Don Marco fait sa demande à Rosa, sa jalousie éclate. Soupçonnant sa femme d’infidélité, il s’introduit déguisé chez elle pendant une répétition générale, et la confusion tourne au chaos ; Giannetta fait venir les gendarmes, qui mettent fin au désordre. Carlino se fait connaître, et le couple se réconcilie.

Enregistrement :
Le cantatrici villane — Tigani

Roberto Tigani — 1992

Format : 1 CD (environ 2 h 15), DDD.
Label : Bongiovanni (Bologne).
Référence : GB 2135-2.
Année d’enregistrement : 22, 23 et 25 octobre 1992, abbaye de Casamari (Frosinone).
Distribution :

  • Rosa : Maria Angeles Peters, soprano
  • Agata : Giovanna Manci, soprano
  • Giannetta : Floriana Sovilla, mezzo-soprano
  • Nunziella : Marina Mauro, soprano
  • Carlino : Ernesto Palacio, ténor
  • Don Bucefalo : Giorgio Gatti, baryton
  • Don Marco : Danilo Serraiocco, basse

Direction : Roberto Tigani (responsable aussi de l’élaboration critique de l’œuvre).
Orchestre : Orchestre symphonique du Conservatoire « Licinio Refice » de Frosinone ; clavecin : Maria Teresa Conti.
Langue : italien.

Particularité :
Enregistrement complet réalisé sur la base d’une édition critique préparée par Roberto Tigani lui-même (édition Bongiovanni), avec des forces de conservatoire et une distribution où figure Ernesto Palacio, ténor, en Carlino. La liste des rôles du disque comprend Nunziella, que les sources consultées ne mentionnent pas, et ne comprend pas Giansimone, le garçon d’auberge. Un autre enregistrement existe, publié par Cetra (1951), dirigé par Mario Rossi, dans une adaptation de concert dont l’étendue n’est pas connue.

Postérité :

Fioravanti, né à Rome et mort à Capoue, a composé près de soixante-dix opéras et passe pour l’un des meilleurs auteurs d’opéra bouffe entre Cimarosa et Rossini ; Le cantatrici villane reste sa partition la plus célèbre. Sa musique, selon un critique, se situe entre Pergolèse et Cimarosa, agréable et parfois inventive dans ses limites. L’ouvrage a été repris à l’Opéra de Francfort (saison 2015-2016, dans une version fondée sur l’adaptation de Tigani) et à Kharkiv en 2012.

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