Note personnelle : ,

Cimarosa, Domenico — L’impresario in angustie (1786)

Format :

  • Farsa per musica (opéra bouffe) en 1 acte.
  • Musique : Domenico Cimarosa.
  • Livret : Giuseppe Maria Diodati.
  • Langue : italien.

Création :

1786, au Teatro Nuovo de Naples.
Cimarosa, alors dans la maturité de son style bouffe napolitain, signe là une satire du monde de l’opéra, qui paraît la même année que Der Schauspieldirektor de Mozart. L’ouvrage devient l’un de ses plus joués à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe ; Goethe l’aurait vu à Rome et en aurait donné une traduction allemande jouée à Weimar. Une version viennoise de 1793 existe également.

Livret :

Giuseppe Maria Diodati écrit pour le Teatro Nuovo un livret qui met en scène les coulisses d’une troupe lyrique napolitaine : un impresario, un librettiste maladroit, un compositeur et trois cantatrices rivales.

Intrigue :

  • Acte unique : L’impresario prépare un nouvel opéra pour son théâtre de Naples. Le piètre librettiste Don Perizonio, le compositeur Gelindo, dont le précédent ouvrage a échoué, et les trois cantatrices Doralba, Fiordispina et Merlina imposent chacun des idées contradictoires sur le sujet, la musique et les costumes, tandis que plusieurs hommes courtisent les chanteuses. L’impresario étant ruiné, l’opéra ne verra jamais la scène ; deux des personnages concluent la farsa par un duo où ils se promettent le mariage.

Enregistrement(s)

Cimarosa : L’impresario in angustie (Colonna, 1963)

Luigi Colonna — 1963

Format : LP (réédition CD par Myto, Historical Line)
Label : Unique Opera Records Corporation (LP, 1974) ; Voce (LP, 1982) ; Myto (réédition)
Référence : UORC 189 (LP, 1974) ; Voce 55 (LP, 1982)
Année d’enregistrement : 29 septembre 1963, en public, saison lyrique à l’Auditorium
Distribution :

  • Fiordispina : Dora Gatta
  • Merlina : Gianna Galli
  • Doralba : Laura Londi
  • Gelindo : Pietro Bottazzo
  • Perizonio : Sesto Bruscantini
  • Crisobolo : Italo Tajo
  • Strabinio : Renzo Gonzales

Direction : Luigi Colonna
Orchestre : Orchestra Alessandro Scarlatti di Napoli
Langue : italien

Particularité :
Captation en public d’une représentation de la saison lyrique napolitaine, avec Sesto Bruscantini et Italo Tajo, deux grands bouffes de l’après-guerre. Il s’agit du plus ancien enregistrement connu de l’ouvrage, d’abord publié en LP en 1974.

Cimarosa : L’impresario in angustie (Salvagno, 2017)

Aldo Salvagno — 2017

Format : CD (1 disque, 77 min)
Label : Brilliant Classics
Référence : 95746
Année d’enregistrement : 2017, Soundcheck Studio, Milan (parution en novembre 2018)
Distribution :

  • Don Crisobolo (l’impresario) : Carlo Torriani (basse)
  • Don Perizonio Fattapane : Marco Filippo Romano (baryton)
  • Fiordispina : Paola Cigna (soprano)
  • Merlina : Lavinia Bini (soprano)
  • Gelindo Scagliozzi : Alejandro Escobar (ténor)
  • Doralba : Camilla Antonini (mezzo-soprano)
  • Strabinio : Luca Gallo (basse)
  • Clavecin : Serena Agostini

Direction : Aldo Salvagno
Orchestre : Orchestra Bruno Maderna di Forlì
Langue : italien

Particularité :
Enregistrement en studio sur instruments modernes, à la prise de son claire et bien équilibrée. La critique salue Torriani, Romano et Antonini ; elle regrette en revanche un livret sans traduction anglaise et un livret de présentation peu détaillé.

Cimarosa : L’impresario in angustie (Perugini, 2018)

Simone Perugini — 2018

Format : CD (1 disque, 18 pistes, 79 min)
Label : VDC Classique
Référence : non précisé
Année d’enregistrement : 2018 (parution le 26 août 2018) ; lieu non précisé
Distribution :

  • Elisabetta Manfredini, Andrew Wright, July Wason, Laurie Farrel-Smith, Roberto Vicarelli, Tommaso De Rosa, Irving Hussain (attribution des rôles non précisée)

Direction : Simone Perugini
Orchestre : Fête Galante Baroque Orchestre
Langue : italien

Particularité :
Version confiée à un orchestre baroque, qui se présente comme la version viennoise de 1793. Les plages se composent de l’ouverture et de la scène 1 à la scène 17 de l’acte unique.

Postérité :

Souvent éclipsée par Il matrimonio segreto (1792), la farsa reste pourtant l’un des succès durables de Cimarosa ; elle a retrouvé la scène ces dernières années, et deux enregistrements sont parus en 2018.

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