Note personnelle : ,

Bertoni, Ferdinando — Orfeo ed Euridice (1776)

Format

  • Azione teatrale en 1 acte.
  • Musique de Ferdinando Bertoni.
  • Livret de Ranieri de’ Calzabigi, le même livret que celui utilisé par Christoph Willibald Gluck pour sa version viennoise de 1762.
  • Langue : italien.
  • L’œuvre est conçue pour Gaetano Guadagni, le célèbre castrat qui avait créé le rôle d’Orfeo dans l’opéra de Gluck. (Operone)

Création

  • 3 janvier 1776 au Teatro San Benedetto de Venise.
  • Bertoni reprend donc le sujet et le livret de Calzabigi après le succès considérable de l’Orfeo ed Euridice de Gluck.
  • L’œuvre constitue une réponse particulièrement intéressante au modèle gluckiste : Bertoni conserve une grande partie de la simplicité dramatique de Calzabigi, mais réintroduit davantage d’éléments issus de la tradition de l’opera seria. (Operone)

Livret

  • Ranieri de’ Calzabigi.
  • Le livret est pratiquement celui que Calzabigi avait écrit pour Gluck.
  • Le choix de reprendre ce texte permet à Bertoni de proposer une autre lecture musicale du même drame.
  • Le rôle d’Orfeo était destiné à un contralto/castrat, conformément à la distribution originale.

Intrigue

  • Après la mort d’Euridice, Orfeo est inconsolable.
  • Les dieux lui accordent la possibilité de descendre aux Enfers pour ramener son épouse à condition qu’il ne la regarde pas avant d’avoir quitté définitivement le royaume des morts.
  • Protégé par l’Amour, Orfeo traverse les Enfers et apaise les Furies grâce à son chant.
  • Il retrouve Euridice et entreprend avec elle le voyage de retour.
  • Mais Euridice, ne comprenant pas le comportement de son époux qui refuse de la regarder, se désespère et lui reproche son indifférence.
  • Orfeo finit par céder et se retourne vers elle.
  • Euridice meurt une seconde fois.
  • Désespéré, Orfeo veut se donner la mort.
  • L’Amour intervient finalement et lui rend Euridice.
  • L’opéra s’achève sur la réunion des deux époux et sur la célébration de l’amour victorieux.

Enregistrement(s)

Claudio Scimone — 1990

  • Format : CD (1 CD)
  • Label : Arts Music
  • Référence : 447118-2 / 47118-2
  • Année d’enregistrement : 1990
  • Lieu : Vicence, Italie.
  • Durée : environ 65 minutes.
  • Type : enregistrement intégral. (OPAC Braidense)

Distribution :

  • Orfeo : Delores Ziegler — mezzo-soprano
  • Euridice : Cecilia Gasdia — soprano
  • Imeneo : Bruce Ford — ténor

Direction & Orchestre :

  • Direction : Claudio Scimone
  • Orchestre : I Solisti Veneti
  • Chœur : Ambrosian Opera Chorus
  • Direction du chœur : John McCarthy. (OPAC Braidense)

Particularité :

  • Il s’agit de la première véritable redécouverte discographique moderne de l’œuvre.
  • L’enregistrement provient d’une exécution donnée à Vicence en juillet 1990, dans le cadre du travail de Scimone et des Solisti Veneti sur le répertoire italien du XVIIIᵉ siècle. (filarmonicacapitanio.it)
  • La comparaison avec Gluck est évidemment incontournable : Bertoni utilise le même livret mais développe une écriture qui reste davantage attachée à la tradition italienne.
  • La critique a notamment souligné l’intérêt de cette partition, dont certains passages sont très proches du langage gluckiste tandis que d’autres renouent avec l’opera seria. (MusicWeb International)

 


Räto Tschupp — 1994

  • Format : CD (1 CD)
  • Label : Jecklin
  • Référence : JD 700-2
  • Année d’enregistrement : 1994
  • Année de publication : 1994/1995 selon les catalogues.
  • Durée : environ 77 minutes.
  • Type : enregistrement studio. (Operone)

Distribution :

  • Orfeo : Julia Juon — mezzo-soprano
  • Euridice : Jeannette Fischer — soprano
  • Imeneo : Steve Davislim — ténor. (Operone)

Direction & Orchestre :

  • Direction : Räto Tschupp
  • Orchestre : Aargauer Sinfonieorchester
  • Chœur : Chor der Neuen Kantonsschule Aargau. (Operone)

Particularité :

  • Cette version constitue le deuxième enregistrement intégral actuellement documenté de l’Orfeo ed Euridice de Bertoni, après celui de Claudio Scimone en 1990. (Operone)
  • Elle est particulièrement intéressante pour la comparaison avec Scimone, puisque les deux enregistrements proposent des distributions et des orchestres différents.
  • Le disque a parfois été catalogué avec une année de parution 1995, ce qui explique probablement certaines discordances bibliographiques. L’enregistrement lui-même est bien donné comme 1994. (eBay)

 

Roberto Zarpellon — 2015

  • Format : CD (1 CD)
  • Label : Fra Bernardo
  • Référence : FB 1601729
  • EAN : 4260307437299
  • Année d’enregistrement : 2015
  • Année de publication : 2016
  • Lieu : Teatro Comunale de Ferrara.
  • Type : enregistrement live.
  • Particularité : premier enregistrement mondial sur instruments d’époque. (Gibert)

Distribution :

  • Orfeo : Vivica Genaux — mezzo-soprano
  • Euridice : Francesca Lombardi Mazzulli — soprano
  • Amore : Jan Petryka — ténor. (tfront.com)

Direction & Orchestre :

  • Direction : Roberto Zarpellon
  • Orchestre : Ensemble Lorenzo da Ponte
  • Chœur : Accademia dello Spirito Santo / chœur de l’Accademia dello Spirito Santo de Ferrara. (タワーレコード オンライン)

Particularité :

  • Cette version est très importante car elle permet d’entendre Bertoni dans une approche historiquement informée, avec instruments d’époque.
  • Le rôle d’Orfeo, écrit à l’origine pour le castrat Gaetano Guadagni, est confié ici à Vivica Genaux.
  • L’enregistrement met particulièrement en évidence ce qui distingue Bertoni de Gluck : alors que les deux opéras utilisent le même livret de Calzabigi, Bertoni conserve une écriture beaucoup plus proche de l’opera seria italienne. (Gibert)
  • Le disque comporte l’opéra complet en trois actes, avec notamment le célèbre « Che farò senza Euridice », mais sur une musique différente de celle de Gluck. (Sounds Recordstore Venlo)

Postérité

  • L’Orfeo ed Euridice de Bertoni est resté dans l’ombre de celui de Gluck, auquel il est pourtant directement apparenté par le livret de Calzabigi.
  • Cette proximité est précisément ce qui rend l’œuvre intéressante : Bertoni permet de mesurer deux réponses différentes au même projet de réforme du théâtre lyrique.
  • L’œuvre a été longtemps presque totalement absente du répertoire et sa discographie reste extrêmement limitée. Une critique consacrée à une reprise plus récente indiquait encore que, pendant longtemps, l’enregistrement de Scimone était le seul précédent discographique important. (apemusicale.it)
  • La redécouverte de Bertoni permet également de réévaluer un compositeur qui fut très actif à Venise et qui connut également une carrière internationale, notamment à Londres.
  • Pour notre travail, la version Scimone est donc clairement à conserver comme référence principale, tandis que les autres versions sont précieuses surtout parce qu’elles documentent la rareté de cette œuvre.

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