Format
- Opéra-comique en 3 actes.
Création
- 3 mai 1825 à l’Opéra-Comique, salle Feydeau, à Paris.
Livret
- Écrit par Eugène Scribe et Germain Delavigne.
Intrigue
- À Paris, en 1788, le jeune officier Léon de Mérinville aime Irma, une jeune Grecque retenue au service d’un ambassadeur turc. Pour tenter de la délivrer, il sollicite l’aide de Roger, maçon, et de Baptiste, serrurier. Les deux artisans se retrouvent bientôt mêlés à une affaire qui les dépasse : Roger doit notamment exécuter une tâche mystérieuse après avoir été conduit, les yeux bandés, dans une demeure inconnue. L’intrigue, fondée sur une histoire de séquestration et de vengeance, multiplie les déguisements, les malentendus et les interventions des domestiques turcs. Finalement, les véritables intentions des protagonistes sont révélées, Irma est libérée et les différents couples peuvent se réunir.
Enregistrement(s)

Version allemande — Kurt Tenner (1950)
- Format : CD (1 CD — enregistrement historique, fortement abrégé)
- Titre allemand : Maurer und Schlosser
- Label : Orfeo
- Référence : C 985 191
- Enregistrement : 14 décembre 1950, studios de l’ORF à Vienne.
- Parution CD : 2019.
- Durée : environ 52 minutes.
- Particularité : version en allemand, avec un narrateur remplaçant les dialogues parlés.
Distribution :
- Roger : Walter Anton Dotzer (ténor)
- Baptiste : Franz Fuchs (baryton)
- Léon de Mérinville : Herakles Politis (ténor)
- Irma : Hilde Rychling (soprano)
- Henriette : Maria Salten (soprano)
- Usbeck : Peter Lagger (basse)
- Rica : Erich Kuchar
- Mme Bertrand : Hildegard Rössl-Majdan
- Zobéide : Jenny Colon.
Direction & Orchestre :
- Direction : Kurt Tenner
- Orchestre : Tonkünstler-Orchester Niederösterreich
- Chœurs : Niederösterreichischer Tonkünstlerchor.
Disponibilité : CD & numérique.
Postérité
Le Maçon est l’un des premiers grands succès d’Auber et marque une étape importante dans l’évolution de son style vers l’opéra-comique français de maturité. L’œuvre connut une importante carrière internationale : elle fut traduite en plusieurs langues et resta particulièrement populaire sur les scènes germanophones jusque dans les années 1950. À Paris, elle demeura au répertoire jusqu’en 1896 et atteignit environ 525 représentations.
L’enregistrement de 1950 est particulièrement précieux puisqu’il constitue, d’après les sources discographiques consultées, la seule intégrale enregistrée de l’œuvre, même si cette « intégrale » est en réalité très abrégée et ne dure qu’un peu moins de 53 minutes. Sa réédition par Orfeo en 2019 a permis de sauver de l’oubli ce témoignage de la tradition allemande d’Auber. (

Laisser un commentaire