Format :
- Dramma giocoso en 2 ou 3 actes.
- Musique : Giuseppe Amendola.
- Livret : Girolamo Tonioli.
- Langue : Italien.
Création :
Carnaval 1776, au Teatro del Palacio (Palais Royal), Madrid.
Compositeur italien actif en Espagne, Amendola surfe sur la vague de l’orientalisme turc (la « turquerie ») qui envahit l’Europe au XVIIIe siècle. L’orchestre regorge de percussions et de rythmes de janissaires.
Livret :
« Le Beylerbey de Caramanie ». Une farce exotique de harem, de gouverneurs turcs ridicules et d’Européens rusés, très classique pour l’époque.
Intrigue :
- Acte I : Le Begliar-Bey (gouverneur provincial de l’Empire ottoman), tyran grotesque et vaniteux, souhaite agrandir son harem avec de jeunes captives européennes, suscitant la jalousie féroce de ses favorites.
- Acte II : Les amants ou serviteurs italiens des captives élaborent des plans farfelus pour s’infiltrer dans le sérail (déguisements en médecins, en eunuques ou en femmes). Les quiproquos liés à la culture turque s’enchaînent.
- Acte III : Après une série de bastonnades et d’évasions ratées, les Européens parviennent à tromper le Begliar-Bey. Humilié mais clément, le gouverneur s’avoue vaincu par la ruse occidentale, et laisse fuir les amants sur un chœur triomphal.
Postérité :
L’œuvre connut un vif succès à Madrid (ville très friande de théâtre italien à l’époque) et la musique de ballet fut parfois réutilisée, témoignant de l’engouement général pour les farces « à la turque » avant L’Enlèvement au sérail de Mozart.

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