Format :
- Opéra en 2 actes.
- Musique : Jules Eugène Abraham Alary (Giulio Alary).
- Livret : Mélesville (Anne-Honoré-Joseph Duveyrier).
- Langue : Français.
Création :
30 décembre 1861, à l’Opéra de Paris (Salle Le Peletier).
Né en Italie mais naturalisé français, Giulio Alary s’est taillé une excellente réputation dans les cercles mondains et aristocratiques du Second Empire. Sa musique pour l’Opéra de Paris exige toute la pompe de l’institution, avec des chœurs imposants et des ballets réglés, tout en conservant une veine mélodique suave d’héritage donizettien.
Livret :
Bien avant Jean Cocteau, Mélesville utilise le titre La Voix humaine pour un drame rocambolesque de cape et d’épée (ou fantastique). L’argument repose sur le pouvoir de la musique et du chant (la voix) pour résoudre un conflit, apaiser une folie ou démasquer un imposteur.
Intrigue :
- Acte I : Un protagoniste noble, frappé de mutisme ou de désespoir après une tragédie, vit reclus. L’entourage politique complote pour le spolier de ses droits. Une jeune cantatrice (ou une ancienne amante) tente d’utiliser le mystérieux pouvoir de sa « voix humaine » pour le ramener à la raison.
- Acte II : Lors d’une épreuve solennelle (souvent un tournoi, un jugement ou un grand ballet à la cour), la machination des conspirateurs est à son apogée. La cantatrice entonne une mélodie salvatrice. Ce choc émotionnel guérit le héros, qui recouvre sa puissance, confond ses ennemis et rétablit la justice.
Postérité :
Bien que créée avec les fastes de l’Opéra Le Peletier, l’œuvre ne tint pas longtemps l’affiche. Alary était davantage considéré comme un maître de la musique de salon et de la romance. La Voix humaine demeure un témoin fascinant des productions lyriques mondaines sous Napoléon III, aujourd’hui une relique endormie de la grande boutique parisienne.

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