Note personnelle : ,

Agnesi, Maria Teresa — Il ristoro d’Arcadia (1747)

Format :

  • Cantate pastorale / Componimento drammatico en 1 acte.
  • Musique : Maria Teresa Agnesi.
  • Livret : Probablement de la compositrice ou d’un poète de la cour milanaise.
  • Langue : Italien.

Création :

1747, au Teatro Regio Ducale de Milan.
Agnesi (27 ans) s’illustre d’abord dans les formes lyriques courtes destinées aux festivités aristocratiques. La cantate scénique lui permet de déployer une musique allégorique et lumineuse, idéale pour mettre en valeur les chanteurs solistes lors des célébrations dynastiques impériales.

Livret :

L’argument, purement pastoral, s’inscrit dans la tradition des fêtes de cour (la restauration de l’Arcadie). Il s’agit d’une métaphore louant l’arrivée d’une ère de paix et de prospérité sur le duché de Milan grâce à la bienveillance de la maison de Habsbourg-Lorraine, marquant probablement une naissance ou un mariage princier.

Intrigue :

  • Acte unique : Les nymphes, divinités des bois et bergers d’Arcadie déplorent un temps de troubles ou d’obscurité. Soudain, l’apparition d’une figure divine ou d’un héros tutélaire (symbole du souverain) dissipe les ombres. La nature refleurit, les conflits s’apaisent, et l’œuvre s’achève par une succession de chœurs joyeux et d’arias virtuoses célébrant la renaissance de l’âge d’or.

Postérité :

Œuvre d’apparat au charme éphémère, Il ristoro d’Arcadia asseoit néanmoins la réputation de Maria Teresa Agnesi comme compositrice officielle officieuse du Milan autrichien. C’est grâce à l’élégance de telles pièces qu’elle gagna le soutien indéfectible des gouverneurs et de l’impératrice elle-même.

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