Note personnelle : ,

Aceves y Lozano, Rafael — El trono de Escocia (1871)

Format :

  • Zarzuela grande (Drama lírico histórico) en 3 actes.
  • Musique : Rafael Aceves y Lozano.
  • Livret : Inspiré du drame historique romantique européen.
  • Langue : Espagnol.

Création :

1871, à Madrid.
Avec cette œuvre, le compositeur s’éloigne de la comédie de mœurs pour embrasser le grand format historique. Très influencé par la trilogie des reines Tudor de Gaetano Donizetti, Aceves y Lozano cherche à prouver que l’école espagnole est capable de produire des drames lyriques d’une intensité tragique égale à celle des maîtres du bel canto italien, exigeant de ses interprètes une grande virtuosité vocale.

Livret :

S’inscrivant dans la fascination romantique pour l’histoire des Îles Britanniques (un héritage de Walter Scott et de Friedrich Schiller), le livret s’empare des luttes sanglantes et des trahisons de cour entourant la succession au trône d’Écosse. Il met en scène les conflits de pouvoir entremêlés de passions impossibles et de devoirs patriotiques.

Intrigue :

  • Acte I : Dans les brumes des Highlands ou les couloirs sombres d’un château royal, les clans écossais sont divisés. Un héritier légitime, soutenu par des loyalistes, fait face à l’ambition d’un usurpateur. Les serments d’allégeance et les amours secrètes sont scellés dans une atmosphère de conspiration.
  • Acte II : L’usurpateur resserre son emprise, jetant les protagonistes dans les donjons ou les poussant à l’exil. C’est l’acte des grands affrontements politiques et des duos passionnés, où l’héroïne tragique tente de sauver celui qu’elle aime au péril de sa propre vie ou de son honneur.
  • Acte III : La rébellion éclate. Lors d’une bataille décisive ou d’un coup d’éclat dans la salle du trône, le tyran est renversé. Le trône d’Écosse est restauré, mais souvent au prix du sacrifice ultime de l’un des amants, plongeant le chœur final dans une déploration majestueuse.

Postérité :

El trono de Escocia montre la grande ambition de la génération d’Aceves y Lozano d’imposer un opéra sérieux en langue vernaculaire. Si l’œuvre s’est heurtée à la concurrence féroce des répertoires italien et français qui monopolisaient alors le Teatro Real de Madrid, elle reste une partition fascinante, offrant un exemple frappant d’appropriation de l’esthétique grand-opéra par l’école lyrique espagnole.

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *