Note personnelle : ,

Aceves y Lozano, Rafael — El testamento azul (1874)

Format :

  • Zarzuela en 3 actes.
  • Musique : Rafael Aceves y Lozano.
  • Livret : Issu du milieu théâtral madrilène, autour d’une comédie d’intrigue et de captation d’héritage.
  • Langue : Espagnol.

Création :

1874, à Madrid.
À cette période, le compositeur de 37 ans est l’un des ardents défenseurs du théâtre lyrique national. Fort de ses premiers succès, Rafael Aceves y Lozano déploie dans cette œuvre un style qui assimile les influences de l’opéra-comique français tout en revendiquant une couleur locale hispanique très affirmée, notamment dans le traitement des rythmes dansants de la fosse.

Livret :

Le livret s’appuie sur un ressort classique de la comédie bourgeoise de la fin du XIXe siècle : la révélation d’un testament mystérieux (ici, de couleur bleue). L’intrigue brode sur les thèmes de la cupidité, des amours contrariées par les questions financières, et de la satire des hommes de loi, offrant un canevas idéal pour une galerie de personnages hauts en couleur.

Intrigue :

  • Acte I : Dans un riche salon madrilène, la rumeur enfle autour de l’ouverture imminente du testament d’un riche parent décédé. Les héritiers potentiels, tous plus hypocrites les uns que les autres, tentent de s’attirer les faveurs du notaire. Pendant ce temps, deux jeunes amants s’inquiètent pour leur avenir.
  • Acte II : Le fameux document, le « testament bleu », est égaré, volé ou falsifié. S’ensuit une série de quiproquos rocambolesques où les serviteurs complotent avec et contre leurs maîtres pour mettre la main sur le papier salvateur. Les fausses alliances se font et se défont au rythme d’ensembles vocaux endiablés.
  • Acte III : La vérité éclate lors d’une confrontation générale. Le testament est enfin lu et révèle des clauses inattendues qui punissent les cupides et favorisent les amoureux sincères, concluant la soirée sur une morale joyeuse et un chœur final triomphant.

Postérité :

Œuvre de divertissement pur, El testamento azul fut très bien accueillie pour la fraîcheur de son inspiration mélodique. Bien qu’elle ait disparu du répertoire courant des grandes institutions espagnoles, elle témoigne de la vitalité de la zarzuela de la Restauration, un genre alors en pleine effervescence capable de rivaliser avec l’opérette viennoise ou parisienne.

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