Note personnelle : ,

Accorimboni, Agostino — Il marchese di Castelverde (1779)

Format :

  • Farsetta en 2 actes.
  • Musique : Agostino Accorimboni.
  • Livret : Anonyme.
  • Langue : Italien.

Création :

1779, à Rome.
Le musicien, alors âgé de 40 ans, poursuit sa cadence prolifique pour alimenter les théâtres romains. Toujours fidèle aux canons du classicisme napolitain de la première heure, sa musique pour Il marchese di Castelverde se veut légère, immédiatement mémorisable et redoutablement efficace dans ses finals (concertati), une forme alors en plein développement formel.

Livret :

Nous sommes ici au cœur de la mécanique comique axée sur la parodie de la noblesse de province. Le « Marquis de Castelverde » incarne le noble impécunieux, arrogant et ridicule, cherchant à maintenir les apparences de sa classe tout en étant perpétuellement la cible des railleries de ses domestiques, bien plus éveillés que lui.

Intrigue :

  • Acte I : Dans son domaine délabré, le Marquis tente de forcer le destin en organisant un mariage absurde pour lui-même ou pour sa pupille avec un parti prétendument avantageux, au grand dam des serviteurs qui ont d’autres plans sentimentaux.
  • Acte II : Les valets, par une série de ruses, de lettres falsifiées et de déguisements furtifs nocturnes, parviennent à effrayer le Marquis. Dans un imbroglio général au beau milieu de la nuit, le noble ridicule est contraint de capituler et d’approuver les choix du cœur.

Postérité :

Représentative de l’humour cinglant du siècle des Lumières à l’égard de la petite aristocratie, l’œuvre a rempli son rôle de divertissement immédiat sans survivre aux évolutions du drame giocoso des décennies suivantes. Sa résurrection nécessiterait aujourd’hui un minutieux travail de restitution depuis les manuscrits romains originaux, offrant potentiellement une délicieuse redécouverte d’un comique de caractère assumé.

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