Note personnelle : ,

Steffani, Agostino — Niobe, regina di Tebe (1688)

FormatDramma per musica (opéra baroque) en 3 actes. Musique : Agostino Steffani. Livret : Luigi Orlandi, d’après les Métamorphoses d’Ovide. Langue : Italien.
Création Carnaval de 1688, au Salvatortheater de Munich. Composé pour la cour de Bavière, Niobe, regina di Tebe est l’un des chefs-d’œuvre de la période munichoise de Steffani. L’œuvre se distingue par une écriture orchestrale d’une grande richesse et un recours spectaculaire aux effets scéniques de la féerie baroque.
Livret Le texte de Luigi Orlandi met en scène l’orgueil démesuré (l’ hybris) de la reine Niobé. Le livret mêle intrigues politiques, magie, amours contrariées et punition divine.
Intrigue
  • Acte I : Anfione, roi de Thèbes, renonce au pouvoir au profit de son épouse Niobe pour se consacrer à la musique. Face à la menace de l’armée de Thessalie menée par le prince Creonte, Anfione fait s’élever miraculeusement les remparts de la ville grâce à la magie de son chant. Ivre d’orgueil, Niobe proclame la divinité de son époux et insulte les dieux.
  • Acte II : Le magicien Poliferno, soutenu par les puissances infernales, crée des illusions magiques : il soustrait Anfione à son trône et déguise Creonte en dieu Mars pour séduire Niobe. Séduite par la fausse divinité, Niobe cède à Creonte. Averti de la supercherie, Anfione entre dans une fureur vengeresse.
  • Acte III : Niobe profane le temple de la déesse Latone et détruit ses autels, affirmant sa propre supériorité divine. La colère céleste éclate : Latone, Apollon et Diane foudroient tous les enfants de Niobe. Accablé par le chagrin, Anfione se donne la mort. Devant le carnage et la perte de toute sa famille, Niobe est pétrifiée par le désespoir et se transforme en statue de pierre.
Enregistrement(s)

Thomas Hengelbrock — 2010

  • Format : DVD / Blu-Ray (2 Disques / 3 CD selon édition)
  • Label : Opus Arte
  • Référence : OA 9008 D
  • Année d’enregistrement : 27 et 29 septembre 2010 (Enregistré en public au Royal Opera House, Covent Garden, Londres)
  • Distribution :
    • Niobe : Véronique Gens
    • Anfione : Jacek Laszczkowski
    • Creonte : Iestyn Davies
    • Poliferno : Alastair Miles
    • Nerea : Delphine Galou
    • Tiberino : Lothar Odinius
    • Manto : Amanda Forsythe
    • Tiresia : Bruno Taddia
    • Clearte : Tim Mead
  • Mise en scène : Lukas Hemleb
  • Direction : Thomas Hengelbrock
  • Orchestre : Balthasar-Neumann-Ensemble
  • Langue : Italien
Particularité :
Capté lors des représentations acclamées à Covent Garden (coproduction avec Schwetzingen et Luxembourg), cet enregistrement constitue la référence moderne de l’ouvrage. Il réunit une distribution d’exception spécialisée dans le chant baroque (Véronique Gens, Iestyn Davies, Tim Mead) sous la direction experte de Thomas Hengelbrock.

Paul O’Dette & Stephen Stubbs — 2013
Format : CD (3 CD)
Label : Erato Référence : 0825646343546 / Parlophone Records
Année d’enregistrement : 1ᵉʳ–14 novembre 2013 (Enregistré au Sendesaal de Brême)
Distribution :
Niobe : Karina Gauvin
Anfione : Philippe Jaroussky
Manto : Amanda Forsythe
Tiresia : Christian Immler
Clearte : Aaron Sheehan
Creonte : Terry Wey
Poliferno : Jesse Blumberg
Tiberino : Colin Balzer
Nerea : José Lemos
Direction : Paul O’Dette & Stephen Stubbs (Directeurs musicaux)
Orchestre : Boston Early Music Festival Orchestra (Premier violon / Concertmaster : Robert Mealy)
Langue : Italien
Particularité : Réalisée en coproduction avec Radio Bremen à la suite de la recréation scénique nord-américaine du Boston Early Music Festival en 2011, cette gravure rétablit plusieurs passages musicaux coupés lors des représentations théâtrales d’époque. Elle propose une restitution historique complète utilisant neuf sources d’époque et intègre les musiques de ballet de Melchior d’Ardespin.
Postérité Considéré comme l’un des sommets de l’opéra européen de la fin du XVIIe siècle, Niobe, regina di Tebe illustre à la perfection la synthèse réussie par Steffani entre le bel canto vénitien et la tradition instrumentale germanique. Longtemps tombée dans l’oubli, l’œuvre a bénéficié d’une redécouverte spectaculaire au XXIe siècle grâce à la production de Thomas Hengelbrock et Lukas Hemleb.

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