Format :
- Drame lyrique en deux actes, en prose.
- Musique : Henri-Montan Berton.
- Livret : Joseph Fiévée.
- Langue : Français.
Création :
23 août 1790, Paris, Opéra-Comique (1re salle Favart), avec Mmes Saint-Aubin (Lucile), Crétu (Emilie), Desforges (l’Abbesse), Lescot (la Sous-prieure), Desbrosses (une vieille religieuse), MM. Louis Michu (le Comte), Pierre-Philibert Granger (un Officier) (Art Lyrique).
Livret :
Le livret est de Joseph Fiévée (Art Lyrique).
Intrigue :
- Action principale : Lucile, religieuse d’un couvent de Paris, y a été enfermée par un puissant ennemi de sa famille — le frère de l’Abbesse — qui a fait périr son père ; elle n’a pris le voile que pour obtenir la libération de son amant, le Comte, venu la retrouver sous l’habit d’un jardinier. Une lettre du Comte, découverte par l’Abbesse, compromet Lucile : elle s’évanouit en la lisant, et le Comte se révèle pour proclamer son innocence. Jugée par la communauté, seule Émilie ose la défendre ; condamnée à l’enfermement dans un caveau obscur, Lucile s’évanouit sur les marches. Le Comte survient alors en uniforme de grenadier, avec un officier et les soldats de la garde nationale : les lois, déclare l’officier, ont brisé les grilles des prisons des couvents et rendent à la société celles que des vœux forcés y retenaient. La pièce s’achève sur un chœur célébrant « la Liberté, la Patrie et le Roi » (Wissensdrang, analyse du livret).
Postérité :
La Wikipédia francophone présente cette comédie comme la première œuvre fortement marquée de l’individualité de Berton (Wikipédia). Aucun enregistrement n’a été identifié.

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