Note personnelle : ,

Berton, Henri-Montan — Aline, reine de Golconde (1803)

Format :

  • Opéra-comique en trois actes, en prose avec couplets en vers.
  • Musique : Henri-Montan Berton.
  • Livret : Jean-Baptiste-Charles Vial et Edmond de Favières.
  • Langue : Français.

Création :

3 septembre 1803 (16 fructidor an XI), Paris, Théâtre Feydeau (Opéra-Comique National) (Théâtre 1789-1815Art Lyrique).
La création réunissait Gavaudan (Saint-Phar), Mme Saint-Aubin (Aline) et Solié (Théâtre 1789-1815).

Livret :

Le livret de Vial et Favières reprend le conte de Boufflers déjà traité par Sedaine et Monsigny en 1766 (Théâtre 1789-1815).

Intrigue :

  • Action principale : Aline, jeune Provençale d’abord bergère, est devenue reine de Golconde. Saint-Phar, jeune militaire qui l’aimait et a dû la quitter, est nommé ambassadeur de France auprès de la reine. Aline le reçoit voilée : elle le reconnaît, mais lui demeure inconnue, et veut l’éprouver. Elle a fait aménager dans son parc un lieu provençal semblable à celui de leur première rencontre ; Saint-Phar, endormi par un breuvage versé dans son vin, s’y réveille parmi une cour déguisée en paysans et bergères. Croyant rêver, il reconnaît le lieu, puis Aline elle-même, avant de replonger dans le sommeil. Pendant ce temps, un ministre ambitieux soulève la ville pour s’emparer du trône ; Saint-Phar, pris dans la révolte, brave le rebelle, est fait prisonnier, puis délivré ; il combat les insurgés, les vainc et rend la couronne à Aline. La reine, toujours voilée, lui offre sa main ; Saint-Phar la refuse par fidélité à la bergère qu’il aime. Aline se dévoile alors et le proclame son époux (Théâtre 1789-1815).

Postérité :

Le succès de l’ouvrage fut international et durable : il fut joué à Bruxelles, Brunswick, Hambourg, Stockholm, Varsovie, Saint-Pétersbourg et jusqu’à La Nouvelle-Orléans en 1825, et repris à Paris en 1847 (MusicologieOperone). Boieldieu mit le même livret en musique pour Saint-Pétersbourg en 1804 (Operone). Le Magasin encyclopédique de 1803 jugeait la musique « parfaitement analogue au poème » et le second acte « délicieux » ; Geoffroy louait une musique « simple, naturelle, expressive » (Théâtre 1789-1815). Aucun enregistrement n’a été identifié.

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