Format :
- Dramma per musica en 3 actes.
- Musique : Giuseppe Aldrovandini.
- Livret : Francesco Silvani.
- Langue : Italien.
Création :
1701, à Gênes.
Commandé dans la foulée de Mitridate, Semiramide offre un rôle-titre écrasant pour prima donna. L’orchestration bolonaise s’y fait riche et exubérante, tentant de peindre les fastes suspendus de Babylone.
Livret :
L’histoire semi-légendaire de la reine de Babylone, Sémiramis, mêlant ambiguïté sexuelle (travestissement), pouvoir absolu et amours tragiques.
Intrigue :
- Acte I : Pour conserver le pouvoir après la mort de son époux, Semiramide se travestit et gouverne Babylone sous l’identité de son propre fils, Nino. Elle règne avec poigne, mais suscite des passions inattendues sous son déguisement.
- Acte II : Le véritable Nino (ou un usurpateur), cru mort, est vivant. Les quiproquos liés au travestissement s’accumulent et manquent de provoquer l’inceste et le meurtre, traduits par d’immenses arias de doute et de folie.
- Acte III : Menacée par une rébellion et démasquée, Semiramide révèle sa véritable identité. Elle restitue le trône à l’héritier légitime et trouve souvent la mort de la main de ce dernier dans la pénombre du tombeau royal.
Postérité :
Le mythe de Sémiramis inspira des dizaines de compositeurs. La version d’Aldrovandini est un remarquable exemple précoce, dramatiquement très charpenté, exigeant une actrice-chanteuse d’exception.

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